dimanche 31 janvier 2016

Voilà

En triant de vieux papiers, que trouvé-je ? Un ancien billet de Robert Solé (Le Monde). Savoureux et salutaire, toujours d'actualité. Extraits.
« Voilà n'est pas voici. Ces mots se distinguent l'un de l'autre par la distance (voilà votre nez et voici le mien) ou par le moment de l'action (voilà ce qu'il a fait et voici ce que je vais faire). Mais le français évolue. […] Nous savons ponctuer nos phrases de “voilà” à tout bout de champ, à tout propos, du matin au soir. Il suffit d'écouter dix minutes de radio pour le mesurer. […] La France manque de pétrole, parfois d'idées, mais des “voilà”, elle en a en veux-tu en voilà. C'est un tic délicieux, pas lassant du tout. Mais voilà, il fallait le saluer. Ce mot indispensable est prononcé avec une telle spontanéité, une telle générosité que voilà… Béquille ou bouée, il permet de ne pas terminer ses phrases, laissant entendre que tout a été dit. Souvent il permet de ne rien dire. Enfin voilà. »
Et voilà !

mardi 19 janvier 2016

Des lucarnes sur le monde virtuel

L'écran d'ordinateur…
Eh oui, c'est la fenêtre sur le monde virtuel de l'informatique et d'internet.
C'est fou, quand j'y songe, le nombre d'heures que je passe devant ces écrans d'ordinateurs, devant ces “lucarnes”, pour reprendre le sobriquet de la télévision. Contrairement à la télévision, cependant, la lucarne informatique est interactive : on y agit, on crée, on communique…

Dimanche dernier, mon écran principal, 22 pouces de diagonale, a cessé de fonctionner. Après avoir affiché une sorte de neige grisâtre aux effets inattendus, il est devenu… tout noir. Rideau !
Voilà qu'on se trouve fort dépourvu. Par chance, je disposais d'un très vieil écran 15 pouces Dell, datant de plus de dix ans. Encore fallait-il que ce MacPro devenu aveugle accepte de le reconnaître comme lucarne principale. Il fallut user de persuasion.


Un “petit écran” libère de l'espace sur le bureau réel. Pas désagréable visuellement, surtout quand l'ordinateur est éteint. En revanche, le bureau virtuel est bien riquiqui.

J'ai beau avoir travaillé, il y a très très longtemps, sur l'écran 9 pouces (eh oui !) du Macintosh version “Plus” (ou moins), disposer d'un écran de 1024 sur 768 pixels me paraissait soudain étriqué, comme si ma lucarne était devenue hublot miniature.

En passant rue Paul Chenavard, lundi, je tombai sur un magasin proposant plusieurs modèles d'écrans plats de qualité, CFI Maintenance Informatique. La marque HP semble bien placée de ce point de vue. Le Pavilion 22cw m'a paru non seulement net et précis, mais de surcroît pas trop encombrant (moins de 40 cm de haut) et sobre esthétiquement (pas de rebord brillant ou d'accessoire inutile). L'essayer pour en vérifier la qualité m'a paru indispensable, ce que j'ai pu faire longuement, un plus pour ce magasin à l'accueil aimable et compétent.


Un MacPro et un PC Samsung se partagent le 22 pouces, tandis que l'antique Dell 15 pouces sert d'écran d'appoint pour le Mac. Ne pas mégoter sur la surface du bureau virtuel, c'est déterminant pour moins fatiguer, travailler plus vite et bien mieux. La photo en fond d'écran avait été prise en descendant le couloir Whymper de l'aiguille Verte, avec un “Moine” (la montagne) tout en bas… et un mont Blanc tout au fond (voir ci-dessous).

Ce qui m'a permis de me remettre au travail en vraie grandeur dès ce mardi matin. Ouf ! En période intensive et chargée, je me voyais difficilement bosser sur un timbre-poste…

Mais quelle dépendance envers ces machines, n'est-ce pas ? Vertigineux…


Annexe : dimensions
L'écran 21,5" HP Pavilion évoqué dans cet article mesure 39,5 cm de haut, en incluant le pied, qui place le bas de la dalle à 9,5 cm de hauteur. Le moniteur lui-même mesure 30 cm, dont 27 dévolus à l'affichage, une proportion peu fréquente. Quand on travaille à 60-70 cm de distance seulement, le rapport entre la définition (1920 pixels sur 1080) et la diagonale de 21,5" donne un affichage précis. Tout le contraire de grands écrans sur lesquels les pixels seraient bien trop “grands”. En largeur, quasiment 50 cm au total, occupés presque entièrement par l'écran, conçu avec le minimum d'encadrement. N'oublions pas que la diagonale ne rend pas compte des proportions. Ici, il s'agit de 16/9 (1,77), résultat de 1920 divisé par 1080, proportions dites “cinéma”.