vendredi 21 novembre 2014

France Info et le “mais d'abord”

Comme beaucoup d'entre vous, je suppose, j'écoute France Info pour être sûr d'accéder à l'essentiel de l'actualité sans attendre trop longtemps – ni tunnels de publicités, ni chansonnettes non souhaitées.

La nouvelle grille de la station, mise en place à la fin de l'été, comporte cependant quelques inconvénients, au premier rang desquels d'inutiles répétitions qui nuisent à la clarté des séquences et, surtout, consomment du temps d'antenne.

L'idée consistant à publier un flash non plus toutes les 15 minutes – ce qui était déjà pas mal –, mais désormais toutes les 7 minutes (30 secondes), découpe le saucisson des infos en tranches trop fines. Car les chroniques insérées entre les flashs s'en trouvent encore plus brèves – trop brèves.

Plus grave, la radio passe son temps à nous dire “ce qu'elle va dire” dans 5, 10 ou 30 minutes. Et ça, c'est horripilant ! Arrêtez d'annoncer ce que vous allez dire, et dites-le, nom d'un chien, a-t-on envie de leur lancer. Pire encore, quand un sujet intéressant s'annonce et qu'on a droit à un “mais d'abord”; Ah, ça, le ”mais d'abord”, c'est l'horreur. “Mais d'abord, la météo…”, “Mais d'abord, le foot…” En général, la sanction est immédiate : j'éteins le poste.

Off !

samedi 8 novembre 2014

Sachez reconnaître le “phishing”

Vous recevez un mail paraissant émaner d'un organisme officiel.
Prenez quelques instants pour l'examiner : il est assez aisé de reconnaître une tentative de ce qu'on appelle du “phishing” – de l'hameçonnage de naïfs poissons, pourrait-on traduire.

Exemple


Cliquez sur l'image pour zoomer et mieux voir les détails.

De haut en bas :
  • “Lettre d'information de votre status” : traduction incorrecte. Un “status”, pour vous, c'est quoi ? Rien du tout. Premier indice.
  • “Cher(s) client(e)” : le Trésor Public, l'avez vous remarqué ?, ne s'adresse jamais à vous en tant que “client”. On pourrait le déplorer, mais c'est un fait. En outre, les accords entre parenthèses sont incomplets (il aurait fallu écrire “client(es)”.
  • nous permettre 3 jours ouvrables” : encore du charabia issu d'un traducteur automatique, ou d'un spammeur au français incertain.
  • “démarches sécurisé” : “sécurisé” aurait dû être orthographié “sécurisées”.
  • Le lien sur lequel on vous demande de cliquer : sans cliquer, bien sûr, passez juste le curseur sur le lien. Dans la plupart des logiciels de messagerie, une étiquette affiche alors l'adresse internet correspondante. “omniventia.es” n'a rien à voir avec impots.gouv.fr. Pas besoin d'être grand clerc pour s'en apercevoir.
Conclusion : placez ce mail dans la corbeille et videz-la sans barguigner.
Corollaire : comme quoi, l'orthographe, ça sert – par exemple à détecter des mails frauduleux !