samedi 30 octobre 2010

Rétro-parkings

C'est le genre d'idée qui vient au réveil, quand on n'est pas encore tout à fait conscient.
Voilà : on ne cesse de répéter qu'il faut limiter la circulation automobile, because la couche d'ozone, etc, etc. Or, les parkings et garages sont souvent payants. Donc, on incite à sortir de ces garages au plus vite.

D'où l'idée : des garages où l'on ne paye que quand la voiture n'est pas dedans.

Non, les écolos, ne me dites pas que vous restez sans voix face à cette géniale proposition ?

dimanche 24 octobre 2010

La flotte TGV

Trouvé dans TGV Magazine, un récapitulatif des rames TGV. Une occasion de faire le point.

Des plus récents aux plus anciens :
  • Rames POS TGV Est (2007)
    POS signifie Paris Ostfrankreich Suddeutschland (Paris Est de la France Sud de l'Allemagne). Reconnaissables à leurs motrices, semblables à celles des rames Duplex.
    8 voitures (4 de seconde, 3 de première + bar avec places de seconde). 360 places - 200 m de long. Vitesse maxi : 320 km/h. 19 en service (tri-courant).
  • Rames Duplex (1996)
    Prouesse technique de légèreté, transportent plus de 1000 voyageurs en unités doubles.
    8 voitures (4 de seconde, 3 de première + bar). 510 places - 200 m de long. Vitesse maxi : 320 km/h. 145 en service.
  • Rames Réseau (1993, en rénovation depuis 2006)
    Mises en service en même temps que la ligne de TGV nord. Peuvent circuler en Belgique et sur tout le réseau TGV (d'où leur dénomination). Reconnaissables à leurs compartiments "club" en extrémités.
    8 voitures (4 de seconde, 3 de première + bar avec places de seconde). 360 places - 200 m de long. Vitesse maxi : 300 km/h (320 sur la LGV Est). 62 en service (33 bi-courant, 29 tri-courant).
  • Rames Atlantique (1989, en rénovation depuis 2005)
    Mises en service en même temps que la ligne de TGV Atlantique. Reconnaissables à leurs 10 voitures (seules rames françaises en comportant autant).
    10 voitures (6 de seconde, 3 de première + bar). 360 places - 237 m de long. Vitesse maxi : 300 km/h. 105 en service.
  • Rames Sud-Est (1981, rénovées)
    Les tout premiers TGV. Reconnaissables à leurs plaques de destination "mécaniques".
    8 voitures (4 de seconde, 3 de première + bar avec places de seconde). 349 places - 200 m de long. Vitesse maxi : 300 km/h. 104 en service (7 tri-courant pour la Suisse).
Ma marotte : me regimber contre le “tic” de ce magazine de parler “de” TGV sans article défini, pour lui donner un statut de marque. Dans cet exemple, cela prête à confusion. Écrire “530 millions de km parcourus par TGV” donne l'impression que chaque rame de TGV parcourt 530 millions de km chaque année. Ce serait beaucoup ! En réalité, ce sont 1200000 km en moyenne par rame, soit tout de même plus de 3000 km par jour…

Bon voyage !

samedi 16 octobre 2010

Le monde et le temps

Le quotidien Le Monde utilise traditionnellement le verbe devoir à l'imparfait pour gérer le décalage de temps entre sa rédaction et sa lecture, en un subtil exercice.
En effet, le journal du soir (qui paraît en début d'après-midi) est toujours daté du lendemain. C'est ainsi que le numéro daté vendredi 15 octobre a été composé jeudi 14 au matin. Du coup, le passage de Martine Aubry à l'émission “À vous de juger” de jeudi soir n'avait pas encore eu lieu quand les journalistes ont écrit le sous-titre.

En revanche, quand je l'ai lu, après réception du quotidien par la Poste vendredi matin, l'invitation de Martine Aubry s'était entre-temps concrétisée. Mais il aurait pu être annulé au dernier moment (comme cela se produisit d'ailleurs le 7 octobre, la première secrétaire étant souffrante). C'est pour cela que Le Monde utilise le verbe “devoir” (sous-entendu : “au moment où nous publions, elle doit passer à l'émission”) conjugué à l'imparfait puisque, au moment où nous lisons, cette supposition est… passée car datant de la veille !

Vertigineux, non ?

Martine Aubry est bel et bien passée à l'émission “À vous de juger”. Le Monde (le journal) et le monde (politique et médiatique) peuvent être rassurés ! Je déplorerai juste la remarque désobligeante et un brin abjecte d'Arlette Chabot, qui a demandé à la première secrétaire si son problème ophtalmologique pourrait l'empêcher d'être candidate à la présidentielle. Franchement pas très malin !

mercredi 13 octobre 2010

Entendeurs ?

Quand on lit dans un quotidien de référence, sous la signature d'un grand écrivain, un texte qui exprime avec talent des sentiments que l'on éprouve confusément, on ressent un grand soulagement. Voilà un exemple parmi d'autres de l'utilité d'un journal tel que Le Monde. Tahar Ben Jelloun, en dernière page de l'édition datée des 10-11 octobre, évoque les services clientèles par téléphone, dans une tribune titrée 34 centimes d'euro la minute. En voici quelques brefs extraits.
Celui qui a inventé le téléphone à touches et la voix artificielle est un génie, enfin quelqu'un qui a poussé la déshumanisation des relations entre les citoyens au plus haut niveau de mépris.
Est-ce une coïncidence, ajouterons-nous, si c'est à France Télécom que déferle cette vague de suicides ?
Celui qui vous répond […] se présente à vous en ces termes : “Daniel, à votre service”. D'abord, il ne s'appelle pas Daniel, mais Karim ou Abdarrazak. Il est dans une cabine en Tunisie, au Maroc ou dans un pays lointain. Il est “gentil” mais se révèle vite incompétent.
A-t-on songé à l'image que nous donnons à ces employés, qui se font fatalement engueuler à longueur de journée ? Voilà de la “haine en conserve” pour longtemps…
Tahar Ben Jelloun déplore que nous ne soyons plus en face “d'un être de chair, avec qui parler, négocier”, mais “face à un semblant d'être”. Conséquence ?
Vous n'avez aucun moyen de vous défendre, aucune possibilité de vous trouver en face d'une personne et de lui parler.
Cette inhumanité entretenue à dessein pèse lourdement sur la souffrance de notre société. N'avez-vous pas, vous aussi, eu l'impression de parler à un mur dans de telles circonstances ? D'être dans un dialogue de sourds ? Le pire restant de s'entendre promettre que telle ou telle modification va être prise en compte et… qu'il ne se passe rien, ou même que c'est l'inverse qui se produit. Sans aucun recours évidemment, puisque “la parole s'envole”.
La conclusion de Ben Jelloun ne manque pas d'humour noir :
À raison de 34 centimes d'euro la minute […] l'opérateur n'a même plus besoin de travailler, il suffit qu'il installe le centre d'appels délocalisé dans un pays où la journée de travail est payée quelques euros.
À bon entendeur, salut, serait-on tenté de conclure. Mais le problème, justement, est qu'il n'y a plus d'entendeurs.

dimanche 10 octobre 2010

Cosmique arête…

L’avez-vous noté ? Ce dimanche était le 10/10/10, 10 octobre 2010. Depuis 2001, nous rencontrons chaque année une de ces dates amusantes, et cela continuera jusqu’au 12/12/12. Après, il faudra être patients et attendre le 2 février 2022. Bigre ! Vertige du temps qui passe… comme à l’aiguille du Midi ce 10 octobre, où une jolie course m’a plongé dans des considérations… cosmiques. Le calembour était tentant, j’y ai cédé.

L’immuable et le changeant
Ce n’est pas le moindre paradoxe de la montagne que de symboliser à la fois l’immuable et le changeant. Si le mont Blanc est toujours là (heureusement !), l’arête des Cosmiques a changé, depuis quelques décennies. Une belle façon de nous signifier qu’il faut accepter le changement, le vivre positivement.
Qu’auraient pensé George et Maxwell Finch, les premiers ascensionnistes de l’arête il y a presque un siècle ?

La première date en effet du 29 août 1911, voir ci-contre un extrait de l'édition de 1931 du Guide Vallot (cliquer sur l'imagette pour zoomer).

Leurs impressions devaient paradoxalement être proches des nôtres aujourd’hui, puisque l’année 1911 fut une année de canicule et de sécheresse mémorable, qui favorisa l’ouverture d’itinéraires nouveaux, au premier rang desquels le célèbre Grépon-Mer de Glace (19 août). Un record de 31 degrés fut même enregistré à Chamonix en septembre de cette année-là. En revanche, George & Maxwell ne disposaient pas du téléphérique pour les déposer à pied d'œuvre, d'où une marche d'approche (et de retour) longue, soit depuis le Requin, soit depuis le col du Géant ! Et au lieu de s'arrêter à la plate-forme des touristes, ils grimpèrent jusqu'au vrai sommet, ce qui, aujourd'hui, est non seulement impossible mais dangereux (câbles électrifiés).


Peu après l'attaque de l'arête des Cosmiques, un petit verrou rocheux.

La premier gendarme, très pointu contrairement au second. À noter que le ciel bleu est ici un odieux trucage Photoshop (la météo était plutôt au “jour blanc”).

Le parcours de l’arête des Cosmiques est toujours varié et ludique, comme l'illustre ce cliché.

Ambiance “momunentale” entre les deux gendarmes. C’est dans la Grosse tour, à droite, que se développe une couenne historique (8a) dont on peut voir une vidéo sur le site de TV Moutain. Comme quoi l’extrême et le facile se côtoient en toute harmonie !

Entre la Grosse tour et le ressaut final des Cosmiques, le niveau de la neige peut varier dans de grandes proportions, comme en témoignent ces deux photos. À gauche, le passage photographié le 18 juillet 1980, un été spécialement enneigé. À droite, ce 10 octobre. Le pinacle de quelque 6 m de haut disparaissait presque entièrement sous la neige trente ans plus tôt !

Le passage-clé final a changé lui aussi. Naguère franchi par un rétablissement sur une prise assez haute, il se passe plus à droite, le long d’une fissure assez fine et grâce au secours de deux prises taillées pour les pointes-avant des crampons (un 4a d’après Camp To Camp). Je confesse ici que lesdites prises taillées, de l’ordre de la profanation d’un certain point de vue, m’ont été d’un grand secours, ainsi que le piton à anneau enfoncé dans le début de la fissure…

Mais les changements, il convient aussi de les accepter pour soi ! J’ai dû me “gendarmer” (expression de circonstances) pour travailler le positionnement des pieds, chercher les prises et dompter les effets de l’altitude qui rendaient mes bras d’athlète quelque peu mollassons… C'est pourquoi je remercie encore une fois le jeune Zian d'avoir conduit le vénérable ascensionniste que je suis (j'exagère, mais il y a de ça) pour la troisième fois cet été (Voir les billets des 12 septembre et 4 octobre). Les guides m'épatent toujours par la rapidité et l'efficacité de leurs manœuvres de corde et d'assurage ! Voilà qui m'a permis de goûter dans d'excellentes conditions ce parcours classique mais toujours réjouissant.
Partis vers 9h20, à midi largement sonné (12h25), nous étions de retour à l'Aiguille. La boucle était bouclée !

vendredi 8 octobre 2010

Quick and dirty

Une expression a cours dans le petit monde de l'informatique. Quand les clients sont vraiment trop pressés et qu'ils exigent d'avoir leur jouet pour avant-hier, au mépris de tout réalisme, il arrive fréquemment que le prestataire leur donne satisfaction… mais en livrant un produit “quick and dirty” (vite fait, mal fait). Alors, on y revient ensuite dix fois, ça coûte plus cher, le logiciel est mal fichu, mais toute le monde fait semblant d'être content…

La réforme des retraites ressemble à ça. Bâclée, sommaire, sans négociations préalables, sans remise en cause du fond, sans remise à plat. Il y avait pourtant là un thème majeur. Une vraie réforme, intelligente, juste, novatrice et courageuse, aurait permis de créer un peu de consensus dans notre société bloquée.

Mais non ! L'obstination brouillonne de notre président a eu raison – si l'on peut employer ce terme – de la qualité de la réforme. Ce fut “quick”… cela risque de devenir “dirty”, à qui la faute ?

Illustration : yes, we can be quick and dirty. But what about slow and clean ?

mercredi 6 octobre 2010

Espérance de vie

On parle beaucoup de l'espérance de vie, depuis quelques mois – réforme des retraites oblige.

Je me souviens d'un cours de français, en classe de première
Le prof évoquait Bernard de Fontenelle, né en 1657 et mort… en 1757, à quelques mois de son centenaire. Il en profita pour glisser que l'on ne vit pas plus vieux de nos jours qu'au XVIIIe siècle. Tollé dans la classe ! Mais il avait raison. L'âge maximal qu'atteint un être humain n'a pas significativement augmenté. Ce qui a considérablement augmenté, en revanche, c'est l'espérance de vie à la naissance, autrement dit la durée moyenne de la vie de l'ensemble des personnes qui naissent.

Si l'espérance de vie n'avait augmenté qu'en raison de la baisse de la mortalité infantile, alors l'argument d'un départ en retraite plus tardif pour cause d'espérance de vie allongée n'aurait aucun sens. L'espérance de vie à 60 ans serait la même…

Ce n'est pas le cas dans notre société. Cependant, la notion d'espérance de vie doit être traitée avec subtilité. C'est ce que fait Philippe Askenazy dans Le Monde Économie du 5 octobre. Il cite une étude qui examine l'espérance de vie “sans limitation”, autrement dit sans handicap physique ou moral.

Il en tire deux enseignements au moins :
1. Quand on a 50 ans, cette espérance est inférieure à 20 ans. Cela veut dire que si l'on prend sa retraite à 70 ans, on entre en même temps dans la période des handicaps. Voilà qui change la perspective !
2. Par ailleurs, il observe que, depuis plusieurs années, cette même espérance de vie, pour les femmes, a cessé de croître. La raison en est “la dégradation des conditions de travail des femmes, due au transfert des normes productives industrielles dans les services”. En clair : les entreprises pressurent désormais autant les salariés des services que, naguère, de l'industrie. Encore une raison de s'interroger sur la viabilité d'une activité professionnelle se prolongeant au-delà des 60-65 ans !

Si l'on voulait exagérer, on pourrait dire que si l'allongement de l'espérance de vie porte essentiellement sur les années durant lesquelles on est devenu grabataire ou sénile, alors les chiffres ne sont que d'une pertinence discutable…
Il y a quand même un peu de ça, semble-t-il !

Ci-contre, dessin de Lasserpe, reproduit avec son autorisation
(8 octobre 2010).

lundi 4 octobre 2010

Une “corda alpina” très cool

La “via corda alpina” aux Mottets est unique en son genre dans le massif du Mont-Blanc (du moins à ma connaissance). Cette voie, que l'on pourrait qualifier de “rando-escalade”, n'est pas une via ferrata, puisqu'il n'y a pas d'équipements artificiels de progression, mais n'est pas non plus une voie d'escalade stricto sensu, puisqu'elle alterne cheminements piétonniers et ressauts rocheux faciles. De quoi mériter le label “cool”, que du plaisir et tout de même presque 600 mètres de dénivelé ! Un excellent moyen de se remettre sur les pieds et de s'entraîner.

Comme il est inutile – voire déconseillé – de grimper en chaussons d'escalade, en raison des sections de marche, on retrouve avec étonnement les sensations de gratonnage et d'adhérence en vibrams, ce qui est loin d'être désagréable ! L'idéal, à notre avis, sont des chaussures vibrams non rigides. Les rigides sont peu efficaces en adhérence, tandis que les simples chaussures de randonnées ont des semelles plus glissantes. Mais bon : les “forts en rocher” peuvent franchir les passages en baskets !

La progression se fait corde tendue avec de brefs arrêts pour l'assurage des passages les plus délicats (3c maximum). Des spits sont placés dans les dalles, des arbres complètent l'équipement naturel. Comme le remarque avec humour un descriptif lu sur le Web, faire des relais tous les 30 mètres risque de rendre indispensable un bivouac tant l'itinéraire est long !

D'après le site de la Buvette des Mottets (buvettedesmottets.com), cette via corda a été ouverte par Sabine, Serge et Frank Tresamini (guide et gérant de la buvette si je ne me trompe pas), Jean-Pierre Albinoni et Jean-Paul Demarchi.

La voie compte six principales sections :
1-La montée des chamois
2-Le passage de la Sabinette
3-Le vol du perfo
4-La vire au bouc, suivie de la traversée des Italiens
5-Le mur des vétérans
6-Canyon et oasis
(Source : fabcime.com, on y trouve aussi une vidéo sympathique).

Quelques clichés de notre ascension du 3 octobre, sous la conduite de Zian, deux heures de cheminement varié et réjouissant.

Zian dans les dalles polies par le passage de la Mer de Glace, à l'époque où elle débordait par-dessus le ressaut des Mottets.

Sabine aux prises avec ce qui ne peut être que… le “passage à la Sabinette” !

 Un passage, qui, photographié avec talent (!) peut impressionner son monde (7b+ avec un p.a.).

 Récupération du matériel avant d'attaquer une dalle à l'aspect bien lisse…

Ambiance saisissante au bord du “canyon” de l'Arveyron, sous un fœhn violent…

 …qui exige d'ôter le chapeau si on ne veut pas le voir s'envoler dans le vide (comme le perfo lors de l'ouverture ?).

Magnifiques mélèzes dans le final, baptisé avec justesse “l'oasis”.

Quand la Sans Nom et les Drus apparaissent, c'est magique !

Au “sommet” sur fond de Verte et de Drus.

À proximité des Mottets, la “corda” peut être ôtée. Au fond, l'aiguille de la République et les Grands Charmoz.

samedi 2 octobre 2010

Ma centième 2cv…

Parmi les sites distrayants et ludiques, je vous recommande l'Inventaire Utopique (et Incomplet) des 2 cv, tenu par mon copain Benoît. Et c'est avec émotion que j'annonce mon centième cliché de deuche. Non, ne riez pas, c'est un vrai boulot d'exercer la fonction de “chasseur de deuches” ! Le site www.iui2cv.fr présente une page récapitulative des photographes, ainsi qu'une page pour chacun d'entre eux, affichant leurs photos.
Le site vient de dépasser les 2000 deuches photographiées et rassemble au total plus de 2800 véhicules en comptant les Dyane, Mehari, LN et autres “dérivées” qui y sont également recensées.
À votre tour de participer à cette “chasse pacifique” !

vendredi 1 octobre 2010

N'attendez pas !

Courageux, mais pas téméraires, nos amis de Google !
Une offre spéciale, valable jusqu'au 30 septembre, est reçue de leur part… datée du 30 septembre à 21h42. Il devait donc rester exactement 2 heures et 18 minutes pour se décider. C'est ce qu'on appelle du temps réel : N'attendez pas !