samedi 14 janvier 2017

Présidentielles - Boîte à idées #1 - Allocations familiales

Plutôt que de râler… proposer. Premier billet dans la rubrique “Boîte à idées pour les présidentielles”.

Idée #1 : Réformer les allocations familiales

Clarifier les aides contribue à une meilleure acceptation tant des prélèvements que des prestations.
Les Français sont sensibles à ce qu'ils reçoivent. Toucher une aide marque plus que d'économiser des impôts. Le quotient familial est dévoyé. La moitié des contribuables ne payent pas d'impôt sur le revenu (IR), soit en raison de ce quotient – et ils n'en mesurent pas l'avantage –, soit parce que leurs revenus sont trop faibles – auquel cas, le quotient ne peut les aider, par construction.

Deux mesures à prendre :
  1. Évaluer le coût du quotient familial, le supprimer de l'IR et basculer le montant correspondant sur les allocations familiales (AF).
  2. Verser ces allocations dès le premier enfant. Le principe “nataliste” actuel n'est plus d'actualité, tant le premier enfant est souvent celui qui est le plus difficile à accueillir (logement plus grand notamment). Mieux doser la répartition entre les enfants selon leur rang. A priori, un montant fixe paraîtrait plus simple et, au final, juste.
Cette réforme permettrait d'amorcer une sorte de revenu universel, versé sans conditions de ressources – c'est la hausse de l'IR en résultant qui se chargerait de la progressivité des prélèvements (1). Voilà qui ressemblerait au “revenu universel d'existence des enfants”, non ?
Il faudrait chiffrer la mesure. À première vue, un doublement des AF pourrait en résulter.

Difficultés à envisager
Le quotient familial fait partie des tabous de notre fiscalité. Reconnaissons qu'il s'est dénaturé, en dépit de plafonnements et, encore une fois, par la grande injustice pour les contribuables exonérés d'IR. Il faudrait batailler dur contre le lobby familial et catholique, quoiqu'une hausse de l'allocation et un versement sans condition de revenus pourrait les amadouer…

(1) Une CSG progressive pourrait jouer ce rôle, évitant des transferts entre impôts et cotisations. C'est plus complexe à mettre en œuvre cependant.

1 commentaire:

  1. Interdire les convocations aux entretiens de recrutement sans rembourser les frais des candidats. On éviterais les convocations pour faire joli dans les dossiers de recrutement. ces convocations bidons concernent plus de la moitié des convocations. D'où une perte de temps pour tous et un coût colossal pour la collectivité du au ralentissmeent du retour à l'emploi.

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