jeudi 12 janvier 2017

Le revenu universel… nouvelle lubie des candidats à la primaire socialiste

Le revenu universel… nouvelle lubie des candidats à la primaire socialiste, il ressemble à la “manne” qui tombe du ciel.

Entre 500 et 700 € par mois pour tous les Français…
 Une masse financière de plusieurs centaines de milliards. Ne rêvons pas ! Quelles recettes le financeraient ? Natahalie Kosciusko-Morizet l'avait concédé du bout des lèvres, sans que grand monde ne percute : elle annonçait un taux d'impôt sur le revenu de l'ordre de 23% dès le premier euro, sans aucun abattement, soit un quintuplement. Le budget de l'État représente 400 milliards, avec un déficit de 80 milliards, la protection sociale totalise 470 milliards, et le PIB 2000 milliards. À l'évidence, aucune “manne” n'est disponible.

En pratique, le revenu universel impliquerait donc d'accroître considérablement les prélèvements fiscaux – à déterminer : impôt sur le revenu, CSG, TVA, qui sait ? Trouver 200 ou 300 milliards “nouveaux” alors que la TVA rapporte 145 milliards, et l'IR 72 milliards, on voit la difficulté de l'exercice. Côté social, ce n'est guère plus évident, la CSG rapportant par exemple un peu moins de 100 milliards.

Au bout du compte, les Français recevraient certes ledit revenu, mais payeraient par ailleurs beaucoup plus d'impôts. Une usine à gaz, avec d'immenses flux dans les deux sens, pour un “net final” dont l'équité reste à prouver.

Attention aux amalgames ! Benoît Hamon, par exemple, semble indiquer que son revenu universel supposerait l'abandon de l'aide au logement et des allocations familiales. Quelle hausse de loyer pour les plus modestes, résidant en HLM par exemple ? On peut craindre que leur revenu universel ne soit en grande partie annihilé par la perte de l'APL. En outre, n'oublions pas que dans le sigle APL, le P signifie “personnalisée”. Or, le revenu universel est, par construction, “impersonnalisé”. Comment justifier de verser le même montant à des locataires d'Île-de-France et de zones moins tendues en termes de marché immobilier locatif ?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire