mercredi 4 mars 2015

“Bis”, une jolie surprise !

Jolie surprise que ce “Bis”, réalisé par Dominique Farrugia !
Tant l'affiche que la bande-annonce ou la présence de Franck Dubosc pouvaient laisser présager une comédie loufoque, il n'en est rien.


2014. Kad Merad (Patrice) et Franck Dubosc (Eric), deux vieux amis, sont chacun à leur façon déçus par leurs vies. Le premier est pourtant un gynécologue adulé, auteur de livres à succès, marié à Caroline et père de famille… Le second, restaurateur “japonais” (!) vole de conquêtes en conquêtes après avoir divorcé de sa femme. Un week-end dans cette maison de campagne qu'ils fréquentent depuis l'adolescence va les réunir. Et là, patatras, une “faille temporelle” les renvoie à leurs 17 ans, en 1986.

Toute l'astuce du film consiste à ce que les deux protagonistes conservent leur apparence d'aujourd'hui alors que, dans les miroirs et pour les personnages de 1986, ils ont leurs physiques d'adolescents venant de passer leur bac et s'apprêtant à fêter ça par une “boum”.
Passée la surprise et le désarroi, ils prennent les choses en main. Et s'ils en profitaient pour infléchir les cours de leurs vies ?
Beaucoup de gags, bien sûr, mais aussi de l'émotion, teintée d'un brin de métaphysique. Si, si !
Patrice se retrouve avant le moment où il allait déclarer sa flamme à sa future femme, Caroline, tandis qu'Eric va tenter de se réconcilier avec ce père trop tôt disparu qui, en 1986, est encore de ce monde.
Sur le plan du comique pur, reconnaissons que Franck Dubosc passant son oral d'anglais interprète une scène qui deviendra “culte”. Assuré, cette fois, de réussir cet oral dont il connaît le sujet, le voilà paradant devant une austère examinatrice à coups de “Just call me Eric” ou un “What else ?” qui, forcément, fait un flop !

Aucun temps mort dans un scénario qui tire tout le parti du thème, sans excès, avec intelligence et subtilité, jusqu'au retour en 2014, un joli finale dont nous vous laissons la surprise.
Ultime recommandation, ne visionnez pas la bande-annonce : seuls les gags sont mis en évidence, au détriment de tout ce qui fait le sel de ce film.

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