dimanche 31 août 2014

Un Président sur le fil

À bien des égards, la métaphore de l'alpinisme colle à la situation de notre Président de la République.

Nous choisirons pour cette métaphore la traversée Midi-Plan (massif du Mont-Blanc), vous allez comprendre pourquoi.

Cette course de haute montagne consiste à “traverser” de l'aiguille du Midi à l'aiguille du Plan, en cheminant sur une crête étroite et vertigineuse – une “arête” en langage d'alpinisme. L'aiguille du Midi s'atteint aisément grâce à un téléphérique, en deux tronçons, nous conduisant de la vallée (1000 m d'altitude) au sommet (3842 m).
Deux tronçons… comme ces deux tours qui conduisirent François Hollande au sommet, la présidence de la République.

Que faire, une fois là-haut ? Aller au mont Blanc, le Toit de l'Europe ? Notre alpiniste-président préféra commencer par la traversée vers son “plan” économique. Un cheminement délicat, vertigineux et aérien, avec sans cesse la crainte de tomber d'un côté ou de l'autre : soit du côté de l'austérité budgétaire, soit du côté de la prodigalité dépensière, soit du côté de la politique de l'offre, soit du côté de la politique de la demande… Rester sur le fil est son obsession. Être sur le “midi”, au milieu, toujours le compromis.


Durant deux années, il avança lentement, mais sûrement, plaçant un pied devant l'autre avec circonspection. Il franchit quelques obstacles, prit un peu d'altitude, redescendit quand c'était nécessaire, remonta, mais sans atteindre de sommet.
Puis le mauvais temps est arrivé. Le vent s'est levé. Il a dû alors ralentir, au risque de faire la dernière glissade. Peu confiant dans ses compagnons de cordée, il ne cessa d'en changer, leur intimant l'ordre de descendre dans la vallée et d'en faire monter de nouveaux.

Et le voici presque “en solo”, chahuté par les bourrasques, sur le point de s'arrêter et… d'attendre qu'un hélico vienne le secourir.
Or, l'hélico de la croissance ne parvient pas à décoller. Ses pales tournent, il reste au sol, comme un ventilateur brassant l'air. L'équipage attend une météo favorable, tout autant que son chef, isolé et perdu dans la tempête…


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