mardi 1 juillet 2014

Amende record pour BNP-Paribas

Brève réaction à l'amende de 8,8 milliards de dollars que va devoir payer BNP-Paribas à la justice américaine.
L'imprudence de la première banque française a de quoi abasourdir.
En entendant à la radio que son dirigeant évoquait des “erreurs” et des “dysfonctionnements”, on l'est encore plus. Allons-y franco : pourquoi ne pas plaider l'erreur informatique, pendant qu'on y est ?  Assumer des décisions qui ne pouvaient être que délibérées serait tout de même plus honorable !

En tant que simple observateur, une chose me paraît essentielle : que ces 6,5 milliards d'euros ne soient pas déductibles des bénéfices du groupe bancaire. Le contribuable français a déjà participé à la perte de la Société Générale (5 milliards) par le biais de son imputation sur l'assiette de son IS. Ce serait cette fois… scandaleux, le terme s'impose. Rappelons que les amendes encourues par des salariés d'entreprises au volant de leurs véhicules de fonction ne sont jamais remboursées en frais professionnels. Alors, une amende (pénale) aux USA ne peut pas l'être !

Soyons conscients de l'échelle des valeurs : le budget de la Culture français pour 2014 est de 7,2 milliards, par exemple. Pour BNP-Paribas, qui fait partie des entreprises qui se targuent de “créer de la valeur”, il a matière à réflexion.

Petite digression historique : la BNP était née en 1966 de la fusion entre la BNCI et le CNEP (Banque Nationale pour le Commerce et l'Industrie, Comptoir Nationale d'Escompte de Paris). Le personnel du CNEP avait alors détourné le sigle en “Comme nous étions peinards”… avant la fusion. Le concours d'idées est lancé pour décliner les 3 lettres B, N et P !

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