jeudi 22 mai 2014

SNCF-bashing

Il y a quelque chose qui me dérange, dans la nouvelle campagne de “SNCF Bashing” qui déferle.
Oui, il s'agit de ces rames TER “trop larges” nécessitant des aménagements des quais des gares.

Acceptons d'examiner ces points :
1. Lorsque les TGV ont été mis en service, les quais ont été modifiés dans presque toutes les gares qui les reçoivent -- on n'a pas “hurlé” à l'erreur fatale et demandé la démission du président de la SNCF.
2. Lorsque des nouvelles rames de banlieue ont été mises en service, mêmes travaux (je me souviens pour ma part de la modification des quais du métro parisien, surélevés lors de la mise sur pneus de la ligne 6).
3. On annonce 50 millions de travaux.
4. La SNCF a commandé quelque 340 rames. Sur le long terme, ce sont 2000 rames nouvelles de ces TER qui seront construites.

Un rame coûte environ 10 millions d'euros pièce.
Rien que les 340 rames représentent un investissement de 3,4 milliards d'euros… à comparer aux 50 millions de travaux de modification des quais. Le pourcentage ? 1,5%

Quand bien même cet investissement serait – soyons larges – du quadruple, soit 200 millions, et qu'on les compare au prix des 2000 rames prévues, le pourcentage baisse à 1%.

Est-ce réellement “un scandale” que des travaux complémentaires représentent 1% (et encore, sur cette base “quadruplée”) de l'investissement ?

2 commentaires:

  1. Bonjour,
    Question : lors de l'adaptation des quais au TGV, les contraintes techniques de dimensions du TGV étaient-elles en relation avec les caractéristiques de vitesses hors normes de ce train ? Auquel-cas l'adaptation des quais faisait parti du cahier des charges.
    (Comme pour les aéroports voulant accueillir l'A380)
    Ce qui n'est pas la même histoire de celle de ces derniers jours...
    Même question pour les rames de banlieu...?
    Ce qui est choquant, dans cette histoire, c'est que, très probablement, et même si personne ne le dit, c'est que le 1% dont vous parlez, c'est probablement dans la poche du contribuable qu'on ira le chercher !

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    1. Merci pour vos réactions. Je laisse chacun réfléchir et se documenter. C'est exact qu'il aurait fallu que la largeur des TER soit mentionnée comme un élément de coût dès le départ, et non a posteriori.
      Sur la "poche du contribuable", elle sera, me semble-t-il, sollicitée dans les mêmes proportions que le reste des investissements ferroviaires (matériels et lignes), c'est-à-dire un panaché d'impôts locaux, d'autofinancement SNCF et d'endettement RFF. C'est un débat complémentaire.
      A ce propos, je songe aux quelque 400 millions que l'on devra prélever pour 2014 dans ladite "poche" pour l'écotaxe abandonnée (afin de payer le gestionnaire des infrastructures, dont les trop fameux portiques).

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