jeudi 27 mars 2014

Les conseilleurs ne sont pas toujours… les meilleurs

Ah, les hasards du “spam” ! L'humour involontaire qui en émane vaut parfois son pesant de cacahuètes !

En deux jours, j'ai reçu deux messages vantant deux ouvrages “pratiques” de haute tenue. Leurs titres – vous allez comprendre – m'ont amusé, car ils rappelaient celui du livre que j'avais publié (et édité) il y a quelques années : 100 conseils pour mieux utiliser Excel.
J'avais même créé un blog pour le promouvoir, avec comme un petit acte manqué dans son adresse http :

http://100conseilsexcel.blogspot.fr/

Un ami – à l'esprit mal tourné, bien sûr – m'avait fait remarquer que le voisinage du S de “conseils” et du EX de Excel pouvait prêter à confusion. Pourtant, rien d'interdit aux moins de 18 ans dans ce manuel d'utilisation du tableur de Microsoft, à la présentation toutefois attrayante – je n'oserais écrire “sexy”. Mais le vers était dans le fruit : les responsables de Microsoft avaient-ils songé que de “Excel” à “Exuel”, il n'y avait qu'une lettre de différence ? Manque de culture freudienne et/ou lacanienne, certainement.


Or, que vois-je dans ma boîte mail ? Deux recueils de “conseils” sexuels. Le plus drôle, ai-je trouvé, ce sont les nombres de conseils, ainsi que leur non-concordance. Dans un cas, pour les femmes, ce sont 258 conseils qui sont nécessaires afin de “garder un homme grâce au sexe”, alors que pour les hommes, il en faut 9 de plus, soit 267, pour “devenir le meilleur coup de sa vie”. Étrange discordance ! À mon humble avis, 100 conseils auraient suffi, plus aisés à retenir aussi : « Flûte et zut, j'ai oublié le 253ème conseil… C'était quoi, déjà ? »

Si vous êtes arrivés sur cet article de blog suite à une recherche sur les titres de ces impérissables chefs-d'œuvres, nous comprenons votre déception. Mais rien n'est perdu : procurez-vous 100 conseils pour mieux utiliser Excel, vous ne le regretterez pas – et deviendrez, qui sait ?, “le meilleur coup du tableur”, ou saurez “garder un manager grâce au tableur”…

Oui, j'en suis conscient, exploiter de la sorte les liens tissés par notre cher Google a quelque chose de transgressif. J'exagère ? Il y a de ça…

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