jeudi 24 octobre 2013

Vous avez dit : “Surconsommation” ?

Je suis sûr que vous avez déjà vécu pareille mésaventure. Au petit matin, les gestes encore maladroits, vous saisissez le pot en verre de la cafetière et – bang ! – le heurtez au rebord de la table du petit déjeuner. Vous voilà quitte pour un fastidieux nettoyage, sans avoir avalé la moindre goutte de ce breuvage censé vous réveiller.

Et après ? Comment remplacer ce pot qui vous manque tant ?
Ô joie, il existe des pièces détachées. Muni de la référence de la cafetière, nous trouvons notre bonheur grâce à Internet et ses moteurs de recherche :


Ce pot s'appelle en réalité une verseuse à café. Le prix, cependant, vous fait douter de votre bonne vue : 22,60 euros…


La cafetière complète, elle, est facturée 33,90 euros. De quoi hésiter ! Pour seulement 11,30 euros, vous pouvez disposer d'une cafetière neuve.

Ajoutez à cela que (1) l'achat par correspondance d'une verseuse en verre, et donc fragile, vous expose à la réception d'un objet cassé, et donc à toute une kyrielle de réclamations, remboursements et autres joyeusetés, et que (2) des cafetières standard vendues 20 à 35 euros sont légion dans les magasins, alors que les verseuses, par nature très diverses, sont plus difficiles à trouver.

Donc, vous faites quoi, à notre place ?
Je vous laisse deviner.

Il restera à se débarrasser de l'ancienne cafetière, normalement à déposer à la déchetterie, accessible uniquement en voiture, qui sera recyclée grâce aux quelque 15 centimes d'euros d'écoparticipation facturés lors de son achat.

Conclusion : un joli gâchis, mais qui aura contribué à la croissance économique, puisque j'aurai dépensé près de 34 euros au lieu de 23, et fait travailler les recycleurs pour 15 centimes, sans oublier le carburant – et le temps – consommés lors du voyage à la déchetterie.

Qui a dit que l'économie était rationnelle ?

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