lundi 16 septembre 2013

La prochaine usine à gaz (-oil)

Difficile, cette cohabitation entre socialistes et écologistes au gouvernement… Il ne se passe pas un mois sans que les seconds de menacent de quitter les premiers.

Dernier point d'achoppement : la fiscalité des carburants. En plein “ras-le-bol fiscal”, nos amis écologistes prônent une augmentation de la taxe sur le gas-oil, pour la porter (progressivement) au niveau de celle de l'essence sans plomb.

Nous permettra-t-on un peu de fantaisie, à ne surtout pas prendre au premier degré ? Allons-y…
Même s'il nous semblait que le caractère cancérigène des particules de diésel était connu depuis longtemps, ce constat est présenté comme inédit et nouveau. Admettons. Il n'est jamais trop tard pour bien faire…

L'idée de l'augmentation laisse donc supposer qu'il s'agit de décourager les amateurs de moteurs diésels, afin qu'ils préfèrent des engins à carburation classique, jugés plus “propres” (?). Dans ce cas, idée iconoclaste : pourquoi ne pas baisser le niveau de la taxe sur le sans plomb afin de l'aligner sur celle du gas-oil ?

Allons, allons ! Pas de panique ! Ne sautez pas sur vos claviers, je plaisante.

Un seul vœu, en conclusion : que l'on ne nous concocte pas une nouvelle “usine à gaz” (-oil), avec prélèvements, remboursements, dégrèvements, tranches, seuils, pourcentages, racines carrées, décomptes d'apothicaires et autres formules alambiquées, pour, au final, n'aboutir à… rien d'autre que des flux contradictoires mécontentant tout le monde.

mercredi 11 septembre 2013

Une morosité pas folichonne…

La morosité s'est-elle installée dans notre pays ? Les médias semblent le démontrer chaque jour… jusqu'à cette façon de présenter la météo sur France Info ce matin : “Faut-il en parler ? Ce n'est pas folichon…”

Oui, en un sens, l'ambiance n'est pas “folichonne”.

La réduction des déficits publics exige une ponction fiscale accrue couplée à des prestations publiques en diminution. Payer plus… pour bénéficier de moins. Peu folichon.

Désormais, quand on parle de “réformes”, ce n'est plus une promesse de progrès, mais plutôt de régression sociale et financière – surtout quand elles sont “structurelles”… Ainsi des réformes des retraites, indice d'une lente, mais régulière régression. Pas folichon du tout !

Le chômage ne cesse de s'accroître, en dépit des rêves d'inversion de courbes de notre président, et seule la croissance serait censée le réduire. Malheureusement, la croissance qu'on nous promet n'est évidemment pas à deux chiffres, ni même à un chiffre, elle se limite, au mieux, à quelques décimales de pourcent. Pas vraiment folichon.

Si l'on cherche à prendre de la hauteur, à aborder des thèmes plus forts, que voit-on ?

Du côté de l'écologie, la seule perspective qui nous est dessinée par les défenseurs de l'environnement, ce sont des hausses considérables du prix de l'énergie, des taxes “vertes” et autres péages urbains, dans une attitude presque totalement négative (le fameux “non à tout” si désespérant chez les écologistes), qui ne donne pas le moral. Rien de folichon là-dedans.

Du côté de l'international, on ne nous propose que des interventions militaires, utilisant avec gourmandise le mot “guerre”. Pour ma part, cela ne m'exalte “guère”, tant ce mot est sinistrement connoté par la mémoire de mes parents et grands-parents. Absolument pas folichon !

Alors, oui, il n'y a pas de quoi s'étonner que la morosité se soit installée.