mercredi 16 janvier 2013

La triste guerre

À peine sortis des vœux de nouvel an, méthode Coué pour essayer de se redonner un peu le moral, voici que les médias d'information répètent avec gourmandise : “La France est en guerre”.

Mes connaissances en relations internationales sont pour le moins médiocres, aussi ne livrerai-je aucune opinion, encore moins une quelconque analyse de cette intervention française au Mali. Je me bornerai à confier à ce blog mon ressenti…

Il y avait la crise financière, endémique, la crise de l'euro, toujours vivace, la crise économique – chômage, restrictions de crédits, baisse de l'activité, pauvreté en hausse alarmante –, la crise écologique, qui couve, voici que l'on nous offre en prime… “la guerre”. Merci !

Étonnamment, on sent comme une sorte d'appétit, de fascination pour ce mot. Et pourtant ! Pour moi, il ne fait que rappeler les souvenirs de mes parents, qui ont connu ce qu'on appelait dans les conversations “la guerre”. Si elle avait été “drôle” durant quelques mois, en 1939-40, elle est très vite devenue infiniment triste.

La tristesse, c'est ce que je ressens aujourd'hui.

Cela étant dit, pourquoi la France intervient-elle au Mali, seule de surcroît – ou presque ?
Je vais me documenter, essayer de comprendre. J'espère juste une chose, importante : que jamais, pas une seconde, la décision de notre président de la République n'ait été inspirée par son souhait de modifier son “image”, ce qui semble pourtant l'une des retombées de cette intervention militaire. Tous les partis (ou presque) sont ravis, tous les médias sont enthousiastes à l'idée d'avoir un nouveau feuilleton à développer chaque jour, bref, la guerre, ça a l'air de réjouir tout le monde.

Sauf moi. Je n'ai donc sûrement rien compris. Je vais me rencarder.

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