mercredi 24 octobre 2012

Blondes chéseries

Le temps nous était compté : une courte matinée pour aller “grimpailler”. Le site des Chéserys, en amont de la vallée de Chamonix, convenait à cette contrainte : une approche brève (1h), une falaise de hauteur modeste (150 m). Guidé une nouvelle fois par Zian, j'ai eu le plaisir de gravir l'une des voies récentes ouvertes sur ces rochers aux ressources infinies (voir notre billet sur la voie Aubade de l'année dernière).

Un groupe de grimpeurs a ouvert à l'automne 2009 trois voies (Jacqueline et André Grobéty, Pierre-Alain Chevalley et Anne-Lise Jost). Pour les baptiser, ils ne se sont pas compliqué la vie, jugez-en : La Brune, la Blonde et la Rousse sont leurs trois dénominations !
Addendum 2014 : j'ai fini par comprendre la raison de ces choix !

Topo en mains, nous avons choisi la voie “La Blonde” car c'est la moins difficile des trois. Aucune interprétation psychanalytique n'en sera tentée ici. Tout juste déplorera-t-on les possibles vexations lorsque, de retour, l'on annonce à sa compagne, rousse par exemple, que l'on a “fait la blonde”…

Haute de 150 mètres, la voie est peu soutenue. Les passages un tantinet techniques sont toujours brefs, presque des “pas de blocs”. Le style prédominant est bien sûr la dalle, avec une sortie plus redressée, qui présente dans la dernière longueur deux courts passages de niveau 5a/5b. L'équipement est généreux. Il faut d'ailleurs s'attacher à bien suivre la ligne des spits, au risque de se retrouver dans du “trop facile” si l'on s'écarte de la ligne d'ascension.

 À l'attaque de “la Blonde”, une… blonde (cigarette) au bec.

La première longueur propose une jolie dalle à petites prises (5a).

Quelques beaux mouvements d'équilibre.

Ambiance d'automne, avec des mélèzes… plus roux que blonds ! À Argentière, la mer de nuages n'est pas encore dissoute.

Recadrage “sport” pour corser l'ambiance…

Même méthode !

Un montage pour rassembler deux clichés et donner une idée du décor somptueux dans lequel nous évoluions.

On reste sans voix – clavier muet – face à tant de beauté…

Le topo proposé ici ne prétend pas à l'exactitude. Quelques prises de notes pendant la montée, et des recoupements avec la description du guide édité par Vamos (François Burnier et Dominique Potard) ont permis de le dessiner. À noter qu'il est possible de descendre en seulement trois grands rappels, à condition de disposer de 50 mètres de longueur de corde.
La cotation se limitant à une seule cote par longueur n'est pas adaptée à cette voie, car aucune longueur n'est soutenue, les passages de 4c et 5a/b étant tous très courts.
La première longueur, sur ce croquis, peut être découpée en deux (relais intermédiaire équipé).

NB : vous pouvez zoomer en cliquant sur l'image pour mieux consulter le document.

Ascension réalisée le 24 octobre 2012 sous la conduite de Zian. Merci à lui ! (Y compris pour les photos).

Une petite devinette en “bonus” : retrouvez le relais et le premier spit de protection sur cette photo de la dernière longueur.

La solution figure dans le billet du 29 octobre.

1 commentaire:

  1. Temps superbe, paysages superbes... ça donne envie.
    Peut-être qu'un jour j'essaierai !
    Merci pour ces images Jean-Luc !

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