vendredi 8 juin 2012

Législatives dans la 6e circonscription du Rhône


10 tracts (et 7 bulletins de vote) reçus dans ma boîte aux lettres pour la sixième circonscription du Rhône. On remarque une majorité de candidates : 6 titulaires sur 10 sont des femmes, ainsi que la suppléante du candidat d'Europe-écologie-les verts.
  • Le PS présente sa députée sortante, Pascale Crozon
  • L'UMP présente une jeune avocate de 27 ans, Emmanuelle Haziza, par ailleurs conseillère municipale (Villeurbanne)
  • Les écologistes présentent deux candidatures : Vincent Morland (EELV) et Bernard Collini (Rassemblement Écologique Démocrate, avec le soutien de Corinne Lepage)
  • À la “gauche de la gauche”, selon l'expression désormais consacrée, ce sont Sonia Bove (Front de Gauche, adjointe au maire de Villeurbanne), Claire Lainez (Lutte ouvrière) et Danièle Canton (NPA) qui sollicitent nos suffrages.
  • Le candidat d'extrême droite est Stéphane Poncet, seul tract à ne pas citer son suppléant, Michel Casola.
Deux autres candidatures, enfin :
  • Elvire Cruz postule sous une triple étiquette, dont chacune est ambiguë : Le Nouveau Centre (sous-titré : l'UDF d'aujourd'hui), le Parti Radical (à ne pas confondre avec le PRG, Parti Radical de Gauche) et La Gauche Moderne (qui serait donc plutôt centriste, voire de centre-droit). Complexité centriste !
  • Ku Bukaka Kapela (enseignant en maths) et son suppléant Théodore Rottier, sous l'étiquette de Jacques Cheminade
Il manque donc une candidature MoDem, selon toute vraisemblance !

En 2007, Pascale Crozon l'avait emporté au second tour avec près de 54% des voix, opposée à Henry Charbert (UMP). Au premier tour, l'UMP était en tête (36,8%) suivie du PS (25,8%) et du MoDem (11,2%). Le score modeste du PS résultait de la présence d'un candidat dissident, Lilian Zanchi, qui avait obtenu 9%. Le Front National (Stéphane Poncet comme cette année) avait recueilli 4,6% des suffrages. Les autres candidatures étaient assez éparpillées, avec de nombreux doublons et “divers” pour un total de 16 candidats ! L'un d'entre eux, Jacques Pellevet, n'avait obtenu aucun suffrage, à croire qu'il ne votait pas dans cette circonscription (ou qu'il n'avait pas voté pour lui-même).

Il y a cinq ans, l'abstention avait frôlé les 45% aux deux tours de scrutin. À la présidentielle, un peu plus de 78000 électeurs étaient inscrits. Dimanche, pour accéder au second tour, les candidats devront recueillir les suffrages d'au moins 12,5% d'entre eux soit 9750 voix. Ramené aux exprimés, ce chiffre représenterait arithmétiquement le double (25%) si l'abstention concernait 50% des inscrits, et 18,6% si les deux tiers des électeurs se rendaient au bureau de vote. Compte tenu de l'éparpillement relatif des candidatures et des tendances observées en 2007, il semble peu probable qu'une triangulaire se produise au second tour. On en saura plus dimanche soir !

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