lundi 26 mars 2012

Drôle de campagne…

La campagne électorale présidentielle a officiellement commencé.
Comment pourrait-on la résumer ? Difficile…
Vacarme, injures, faux-semblants, personne ne semble s'y retrouver. Même les instituts de sondages sont dubitatifs, au point que les courbes, plutôt que de se croiser, convergent, indice d'incertitude.

De surcroît, une grande inconnue subsiste : la participation. Ce sera l'arbitre du scrutin.
L'alternance de petites phrases et de grands drames – la tuerie de Toulouse – ne favorisent pas la sérénité et les prises de distance. Nous sommes “le nez collé au présent”, sans guère de perspective.


Étonnamment, le site de Nicolas Sarkozy ne compte pas de rubrique Programme, mais une copieuse rubrique Bilan (voir ci-dessus le sommaire figurant en pied de page). N'a-t-on pas clamé qu'on n'était pas élu sur un bilan ? À moins que cette campagne ne devienne l'exception qui confirme la règle…

L'évitement semble devenu général : les grands sujets “qui fâchent” ont du mal à émerger (crise économique, chômage, déficits budgétaire et social, politique européenne, environnement), tandis que l'on se focalise sur des enjeux “passionnels”.

Le “nœud” d'intentions de votes formé par les scores attribués au trio Bayrou-Mélenchon-Le Pen (autour de 13%) traduit un désarroi chez les futurs votants (s'ils vont voter), tandis que le duel Sarkozy-Hollande ne cesse d'alterner petites montées et petites descentes. Étrange ! Cette volatilité, si tard dans la campagne, ne peut que rendre dubitatif.

Décidément, nous vivons une “drôle de campagne” !

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