lundi 30 janvier 2012

Une Taxe Vraiment Ambiguë

Ah, la TVA “sociale”, ce concept qui, selon notre président, “n'a aucun sens”. Elle n'a pas fini de faire parler d'elle !

Nicolas Sarkozy a précisé hier soir que la mesure n'entrerait en application qu'en octobre. Pour quelles raisons ?
“D'abord parce qu'il y a des problèmes techniques pour régler les ordinateurs là-dessus.”
En tant que développeur informatique (quand je ne suis pas blogueur), je suis reconnaissant à ce président qui songe à tous ceux qui auraient laissé des 19,6% “en dur” dans leur programmation. Quelle sollicitude pour les soi-disant professionnels qui auraient oublié que la TVA n'est pas fixée une fois pour toutes ! Dans d'autres circonstances, les chaînes informatiques ont dû s'adapter beaucoup plus vite à la rapidité des décisions gouvernementales, ne serait-ce que pour la hausse du taux réduit, effective dès le 1er janvier (et le 1er avril pour les livres). Là, les ordinateurs ont dû se “régler” sans délai !
“Et deuxièmement parce que nous espérons avec le gouvernement que ça va déclencher des achats par anticipation qui vont nous permettre de doper la croissance.”
Cette seconde raison me laisse songeur : quelques minutes plus tôt, le président avait pris le “pari” que la hausse de 1,6 point de TVA n'aurait pas d'effet sur les prix : “Je ne crois en rien à une hausse des prix !” avait-il affirmé.
Pourquoi, dès lors, faire des achats par anticipation, si les prix n'augmenteront pas en octobre ?
Tout cela n'a effectivement pas beaucoup de sens.

Quant à la date d'application, le 1er octobre, c'est oublier que dans l'intervalle il y aura une élection. Comment le gouvernement s'y prendra-t-il pour faire abstraction de ce rendez-vous démocratique ? Aurait-il une astuce pour rendre irréversible cette hausse de 1,6 points, au mépris du suffrage universel ? Si c'était le cas, nous ne serions pas loin de la forfaiture.

Quoi qu'il en soit, cette TVA sociale est décidément une Taxe Vraiment Ambiguë, et les explications d'hier soir n'auront pas, loin s'en faut, levé toutes ces ambiguïtés !

Post-scriptum de “politique-fiction”. Et si notre président, suractif et surbooké, oubliait de déposer sa candidature le 16 mars prochain ? Et si Marine le Pen n'obtenait pas ses 500 signatures ? Voilà des “surprises” qui rendraient le scrutin très différent de ce qu'il semble devoir être, non ?
Oui, je sais, j'exagère !

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