vendredi 23 décembre 2011

De la politique-fiction pour rire

Un peu de politique-fiction “pour rire”, intitulée “des vœux inattendus”, dans le registre des inventions de communicants maladroits.

Le 31 décembre 2011, le président Sarkozy arbore la mine sombre des périodes de crises.

Mes chers compatriotes, le salut de la nation exige de limiter la période d'incertitude de la campagne présidentielle au strict minimum. La France ne peut se permettre de passer cinq mois dans l'attentisme. Aussi ai-je décidé de remettre mon mandat entre les mains des Français. Mes fonctions prendront fin ce soir à minuit. Selon les termes de la constitution, l'élection se tiendra ‘dans les 20 jours au moins et les 35 jours au plus*’. Je demande au Conseil constitutionnel de l'organiser au plus vite, de préférence avant la fin du mois de janvier…

Les communicants ont oublié un point crucial : si le président démissionne pour accélérer la tenue des élections, alors… il n'est plus président. Il ne peut donc plus présider de sommets, conseils des ministres et autres instances dans lesquelles il puisse faire montre de pugnacité et d'initiative. De surcroît, la constitution précise que le président du Sénat assure l'intérim. Or, celui-ci est de gauche, en la personne de Jean-Pierre Bel, qui devra composer avec François Fillon et son gouvernement…

Quoi qu'il en soit, ce “coup de pied dans la fourmilière” de la campagne électorale, aussi inattendu que soudain, va considérablement animer la période des vœux, ne serait-ce que pour les candidats en train de s'adonner à la “pêche aux 500 signatures” !

* Les élections se tenant un dimanche, le 5 février serait trop tardif (36 jours), seul pourrait donc être retenu le dimanche 29 janvier (ou le 22 janvier si l'on se situait en deçà du maximum). Les dates des élections de 1969 et 1974 confirment des délais inférieurs à 35 jours.

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