mercredi 24 août 2011

R. Stevie Moore : fascinant !

Une découverte surprenante et attachante s'il en est.


C'est un article du (très sérieux) quotidien Le Monde (*) qui m'a permis de découvrir le talent de Robert Stevie Moore, marginal américain aux dons mélodiques avérés. Voici mes préférées :
  • I Like To Stay Home (logique pour un fan du home studio). Vidéo ici ou aussi là.
  • Why Should I Love You (un morceau qui a la simplicité virtuose des Beatles de l'époque Can't Buy Me Love, yeah, ha, ha, all right, come on). Vidéo ici.
  • Play Myself Some Music (avec la formule finale “silence makes me cry"). Vidéo ici.
  • I Love You Too Much To Bother You (simple et efficace).Vidéo ici.
Méfiez-vous : ce gars a la capacité de vous accrocher avec des mélodies qui ne vous sortent plus de la tête. Ça ne vous rappelle pas quelqu'un ?
Si : Paul McCartney, Sir Paul himself ! D'ailleurs, Stevie Moore est un excellent bassiste et multi-instrumentiste aussi…

(*) Ci-dessous la photo de R. Stevie Moore 2011, entouré du jeune groupe qui l'accompagne :

Dix ans déjà !

La peur de la “mauvaise note”
Tels des élèves peureux face aux maîtres d'école, les gouvernants français s'agitent soudain pour ne pas récolter une “mauvaise note” des agences de notation. Il faut dire que la “note” serait salée, au double sens du terme. Les intérêts de notre dette consomment d'ores et déjà l'équivalent de l'impôt sur le revenu. Il ne faudrait pas qu'ils s'accroissent trop, au risque de mettre le budget sens dessus dessous…

Antifiscalisme primaire
Dix ans, déjà. Dix ans que l'antifiscalisme primaire de la droite libérale est à l'œuvre, vidant consciencieusement de leur substance la plupart des impôts : impôt sur le revenu, au premier chef, mais aussi impôt sur les sociétés et taxe professionnelle – sans oublier le versant social avec les exonérations de charges à tout-va. Le plus grave, c'est que le système fiscal n'a plus ni queue ni tête, qu'il est devenu non seulement illisible mais absurde et injuste, un mille-feuilles de taxes et d'exonérations qui se neutralisent les unes les autres, affichant parfois des taux impressionnant les contribuables sans pour autant aboutir à des montants significatifs.

Règle d'or
Et l'on s'étonne au moment de tirer le trait final : tiens, oui, un déficit apparaît. Et d'en avoir plein la bouche d'une règle dite d'or que l'on ne s'est jamais appliquée à soi-même depuis dix ans, multipliant les réductions d'impôts et les si fameuses “niches” fiscales gardées par des chiens qui savent montrer les crocs pour ne pas qu'on les dérange.

Rigueur électorale
Fait néanmoins exceptionnel : en pleine période électorale, des mesures de rigueur sont prises. C'est dire si l'opinion des agences de notation compte incomparablement plus que celle des électeurs. À méditer ! Ne faudrait-il pas demander auxdites agences de nommer elles-mêmes le meilleur président de la République ? On gagnerait du temps et de l'énergie.

Culot monstre
Mais soyons précis : si des mesures sont annoncées, elles suivent de peu des tentatives de “cadeaux électoraux”, au premier rang desquels la réduction de l'ISF (pour un coût de 2 milliards tout de même). Le chroniqueur du Monde avait raison de relever que le gouvernement a un “culot monstre” en jouant les chantres de la vertu budgétaire. Comme quoi il suffit de proclamer des contre-sens pour être cru. La communication politique a encore de beaux jours devant elle…

mercredi 10 août 2011

Le Monde perd la boule

Les abonnés au quotidien Le Monde peuvent recevoir par courriel des “alertes” rédigées par le site web www.lemonde.fr. Depuis deux ans, je n'ai qu'à me louer d'avoir choisi ce procédé pour au moins deux raisons :
  1. Les alertes sont envoyées avec parcimonie, uniquement lorsqu'une information capitale est détectée par la rédaction (fréquence moyenne : 3 à 4 par semaine).
  2. Elles sont concises, précises et l'on en tire immédiatement un éclairage utile sur les événements qui se sont produits.
Or, que se passe-t-il ces derniers jours ? Probablement saisis par la fièvre du krach boursier, voici que les responsables de ces “alertes” ne cessent de nous bombarder de messages contradictoires sur telle ou telle chute, rebond, plongeon ou nervosité des Bourses. Nervosité, c'est là où le bât blesse ! Ce qu'on attend de journalistes professionnels, c'est justement de ne pas céder à la nervosité. Jugez-en :


Neuf “alertes” en 48 heures (les heures indiquées correspondent aux moments où j'ai relevé mes messages). La confusion règne. Tout est contradictoire et ne dégage aucune tendance, aucune indication utile – si ce n'est, encore une fois, la nervosité. Tout le contraire de ce qu'on attend d'un organe d'information serein capable de faire le tri et de ne pas céder à la panique. À quoi cela sert-il de multiplier ce genre de messages ? À rien : leur abondance les banalise, tandis que leur teneur n'informe pas, elle désoriente…
Nul doute que Le Monde (ou le monde, d'ailleurs) a cédé au vertige de chroniquer en direct l'écroulement d'un système financier devenu fou… Pas de chance : ce n'était apparamment pas pour tout de suite.

À bientôt pour de nouvelles “alertes” !