mardi 5 avril 2011

Aiguillon charolais

Le débat sur le programme du PS s'engage. La contribution d'Arnaud Montebourg va jouer le rôle d'aiguillon, comme en témoigne son interview au Monde daté des 3-4 avril. Extraits.

Infirmiers de la mondialisation
[Les classes populaires] considèrent [le PS] comme le cogérant d'un système qui s'écroule. […] Tout programme qui serait une mise sous respiration artificielle du système économique actuel, moribond, nous fera passer pour les infirmiers de la mondialisation.
Démondialisation
[Le projet du PS] ne traite pas d'un certain nombre de questions auxquelles nous devons nous attaquer : la surpuissance de la finance qui oppresse les choix politiques des nations, des citoyens et des contribuables.
Économie et politique
Dans ce projet, la politique redevient plus forte que l'économie, les choix et la destinée d'une nation sont plus importants que la force des marchés.
Une petite pique au passage…
Comme le dit Jean-Luc Mélenchon, certains ont des sondages, d'autres des idées.
Conflictualité
S'attaquer aux paradis fiscaux, pas seulement dans les communiqués du G20 mais dans la réalité, suppose une part de conflictualité qu'il faudra assumer. S'attaquer aux marchés financiers, mettre les banques sous tutelle et briser la spéculation qui asservit les peuples européens suppose une part de conflictualité à laquelle les sociaux-libéraux ne nous ont pas habitués.
Arnaud Montebourg prône un “capitalisme coopératif” comme système alternatif. Son slogan de la “démondialisation” est éloquent. Attention toutefois à ce qu'il ne soit pas assimilé au replis sur soi.
Nous lui laisserons la conclusion :
Où est l'utopie ? peut-être dans la part de courage que les socialistes n'ont jamais eue.
Peut-être exagère-t-il. Pour ma part, je trouve qu'il y a de ça…

1 commentaire:

  1. L'aiguillon est salutaire.
    Mais hélas, il ne peut pas quitter son parti, sinon il est politiquement cuit. Ainsi vont les idées, on ne les avale que noyées...
    sébastien h.

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