mercredi 22 décembre 2010

Surprise prévisible

Excellente, cette formule paradoxale !
C'est Thibault Gajdos, dans la “chronique de la semaine” du Monde Économie du 21, qui l'emprunte à deux Américains* ayant étudié “les événements graves que les décideurs n'ont su prévenir alors qu'ils disposaient de toute l'information nécessaire” pour caractériser le récent épisode neigeux et la panique qui a suivi.
* Ce sont Max H. Baerman et Michael D. Watkins, professeurs à Harvard, qui ont publié ce livre en 2004.

Comment en arrive-t-on là ? Voici ce que j'ai retenu :
  • Par excès d'optimisme (“Il n'y a pas de pagaille” affirme le ministre)
  • Par égocentrisme : minoration de sa responsabilité, et exagération de celle des autres (la faute à la météo, selon le Premier ministre)
  • Par myopie : accorder une importance disproportionnée au futur proche par rapport au futur lointain (peu d'anticipation, attente du dernier moment, quand il est trop tard, surréaction pour le second épisode de neige)
  • Par radinerie : surévaluation des coûts supposés, conduisant à faire le minimum (réduction des moyens des services publics affectés aux événements relativement rares).

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