samedi 4 décembre 2010

Précision d'horlogerie

La logique d'échec dans laquelle le PS s'englue encore une fois a de quoi fasciner.

Ségolène Royal, malgré ses promesses, n'a pu s'empêcher de faire acte de candidature anticipée aux primaires. DSK, en embuscade, joue la “réserve de la République” et rêve d'un retour à la de Gaulle (Washington, siège du FMI étant cependant plus éloigné de Paris que Colombey-les-Deux-Églises). Montebourg ou Valls amusent la galerie, tandis que François Hollande attend son heure. Quant à Martine Aubry, personne ne sait ce qu'elle pense vraiment.
On imagine la suite : primaires trop tardives, en novembre 2011, tandis que le barnum médiatique du président actuel sera lancé depuis longtemps. Déchirures entre prétendants au PS, impossibles à recoudre pendant la campagne lancée dans la foulée. Tergiversations d'un DSK nous refaisant le coup de Delors en 1995. Programme à la mode “Royal” : dictez-moi votre catalogue participatif, suivi d'un document incohérent riche de 873 propositions à “1 milliard d'euros”, mâtiné de saillies intempestives comme le drapeau aux fenêtres le 14 juillet ou autre “bravitude” calculée d'après les sondages…

La machine à perdre, d'une précision d'horlogerie, est en route.
Certains prédisent la fin du monde pour 2012. Comme le disait un essayiste, il y aurait pire : que Nicolas Sarkozy soit réélu cette année-là !

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