mardi 9 novembre 2010

Train-train

Le train-train des actualités se traîne, tel ce train de déchets nucléaires qui a mis trois jours à rallier l'Allemagne depuis le Cotentin. Les écologistes des deux côtés ne voulaient ni que le train parte, ni qu'il arrive. À croire qu'il aurait dû rester éternellement entre deux gares, attendant que les containers se fissurent et libèrent leur poison. Une sorte de boucle sans fin, à l'image de ces manifestations sans queue ni tête (de train). Voilà qui fait penser aux trains de réformes de notre président, l'un chassant l'autre, l'un cachant l'autre, comme aux passages à niveaux. Les pauvres manifestants ont regardé, déconfits, passer les textes dans nos assemblées, finalement votés, comme ces vaches qui regardent passer les trains en ruminant leur herbe, en troupeaux. Bref, le train-train du quinquennat, parti de mai 2007 et essayant d'arriver à 2012, circule, hagard, sans savoir dans quelle gare croiser les wagons de l'opposition, bondés de candidats à la présidentielle. À ce train-là, on risque bien d'être en retard sur l'horaire de l'Histoire…

Une innovation cependant, rapportée par Le Monde : les forces de l'ordre ont renoncé à utiliser les gaz lacrymogènes, trop polluants, leur préférant des “jets de sprays de poivre”. En espérant toutefois que ces “sprays” ne requièrent pas de gaz propulseurs, ceux-là même qui attaquent la couche d'ozone ! Car alors, nos pauvres écolos auraient, par leurs actions, porté atteinte à cet ozone qu'ils défendent avec tant d'énergie (renouvelable).

Ci-dessous une version plus compacte, essayant de rentrer dans le canevas des billets de Robert Solé dans Le Monde (environ 1200 signes, espaces compris). Cliquez sur l'image pour l'agrandir…

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