vendredi 8 octobre 2010

Quick and dirty

Une expression a cours dans le petit monde de l'informatique. Quand les clients sont vraiment trop pressés et qu'ils exigent d'avoir leur jouet pour avant-hier, au mépris de tout réalisme, il arrive fréquemment que le prestataire leur donne satisfaction… mais en livrant un produit “quick and dirty” (vite fait, mal fait). Alors, on y revient ensuite dix fois, ça coûte plus cher, le logiciel est mal fichu, mais toute le monde fait semblant d'être content…

La réforme des retraites ressemble à ça. Bâclée, sommaire, sans négociations préalables, sans remise en cause du fond, sans remise à plat. Il y avait pourtant là un thème majeur. Une vraie réforme, intelligente, juste, novatrice et courageuse, aurait permis de créer un peu de consensus dans notre société bloquée.

Mais non ! L'obstination brouillonne de notre président a eu raison – si l'on peut employer ce terme – de la qualité de la réforme. Ce fut “quick”… cela risque de devenir “dirty”, à qui la faute ?

Illustration : yes, we can be quick and dirty. But what about slow and clean ?

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