lundi 20 septembre 2010

Des politiques mutants

Souvenez-vous, en janvier 2007, Nicolas Sarkozy proclamait qu'il avait “changé”. Depuis, il a connu d'autres mutations, devenant “bling-bling” puis… plus sobre. Ces temps derniers, on ne sait s'il a changé, mais en tout cas, ça bouge – avec 2012 en ligne de mire.

Et il n'est pas le seul : ça mute à tout va ! Ce week-end, à sa Fête de la Fraternité, Ségolène Royal a, aussi, changé. D'après Libération – ou, du moins, les EDL* que le gentil journaliste a intégrés – une de ses proches aurait dit : “Ségolène est en paix avec elle-même. Elle a mûri.” Claude Bartolone renchérit : “Oui, elle a changé dans son discours”. Aïe ! Dans le discours seulement ?

De mutations en mutations, nos personnalités politiques ne cessent de changer, pour s'adapter aux sentiments des Français. Nul doute que les sondages ne sont pas étrangers à ce phénomène de plus en plus répandu. Le problème, pour nous, citoyens, est de savoir combien de fois encore ils vont changer, et, si l'un(e) ou l'autre est élu(e), il(elle) mutera instantanément sous l'émotion du pouvoir enfin conquis…

Le changement, c'est bien. L'évolution, c'est positif. Mais les mutations incessantes, à la façon des virus les plus résistants, c'est déjà moins rassurant. Alors, en tant qu'électeur, vais-je, moi aussi, changer, muter ? Ce n'est pas impossible !
Car il ne faudrait pas confondre changement et bougeotte. Un nouveau concept à créer ? Je propose la “changitude”.

* Magnifique sigle-concept du milieu de la com' qui se répand : Éléments De Langage

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