vendredi 25 juin 2010

Des pourcentages et des déficits

Les échelles employées pour exprimer le déficit budgétaire sont trompeuses.
Le fameux seuil de 3% du PIB, critère de Maastricht, donne l'impression que le déficit est relativement peu important, et l'actuelle proportion, 8%, ne donne pas l'ampleur du phénomène.

Didier Migaud, président de la Cour des comptes, cite un autre chiffre dans ses interviews récentes. Un pourcentage : 52%. Les dépenses de l'État ne sont couvertes par les recettes qu'à hauteur de la moitié. En clair : nous dépensons 2 quand nous prélevons 1 d'impôts. C'est énorme !

La raison en est simple : le budget de l'État n'est pas égal au PIB (ce qui serait curieux !) Un point de déficit équivaut à 20 milliards d'euros (un PIB de l'ordre de 2000 milliards d'euros).
160 milliards de déficits, pour donc… 320 milliards de dépenses.

On comprend mieux le débat. Et n'oublions pas que les autres déficits (collectivités locales et comptes sociaux) sont moindres en ampleur, même si les quelque 30 milliards de déficit sociaux demeurent préoccupants – tout en représentant 1,5 point de PIB “seulement”.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire