jeudi 11 mars 2010

Liquider la pensée ?

Dans Libé daté du 8 mars, l'universitaire Christine Baron a publié une tribune sur l'orthographe qui m'a réjoui. Le titre, volontiers provocateur, pose la question : “et si l'orthographe était notre identité ?”
L'article relate une amusante anecdote, qui montre l'importance de l'orthographe dans la compréhension de la langue – et donc dans la communication.

La phrase suivante avait été dictée à des élèves :
Les poules sortaient dès qu'on leur avait ouvert la porte.
L'un d'entre eux avait écrit :
Les poules sortaient, des cons leur avaient ouvert la porte.

Plus loin, l'auteur observe avec pertinence que :
Récuser [l'orthographe] est moins se débarrasser d'une encombrante antiquité ou d'un formalisme inutile que liquider, avec la langue, la pensée elle-même.
J'observerai en conclusion que les détracteurs de l'orthographe sont pourtant ravis de lire des livres correctement relus, orthographiés et typographiés, “à l'insu de leur plein gré” parfois, tant cela leur semble naturel.

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