jeudi 25 mars 2010

Ce n'est rien…

Thomas Legrand, éditorialiste à France-Inter (plus pour longtemps ?) développe une thèse à contre-courant sur ce “président qui nous fait perdre du temps”. Avec finesse, il distingue le “sarkozysme”, affirmation de soi sans contenu, du “sarkozisme” tant décrié mais, selon lui, inexistant.
Ce n'est rien… d'autre qu'une baudruche, qui provoque de faux conflits pour se faire mousser, estime-t-il en substance. Il exagère, mais il y a de ça : toutes ces réformes abâtardies, toutes ces provocations remisées aux oubliettes, toutes ces rodomontades sans suite font grimper aux rideaux tout le monde, dans tous les milieux et dans tous les partis politiques, et lui permettent d'entretenir l'illusion qu'il agit et conduit des changements… Et l'on en reste à la com' à quatre sous, à base de sondages “quali” et de débats inutilement “clivants” non suivis d'effets.
En confondant volontairement, et pour des motifs politiciens plus que politiques, le consensus avec le tabou, le président a déclenché des réactions épidermiques et surdimensionnées. Des réactions outrancières qui en réalité le servent et dont il use […] La distorsion entre un discours toujours plus péremptoire, volontariste, et l'absence de résultats concrets et significatifs est à son comble.
On aurait envie de reprendre la chanson de Julien Clerc :
Ce n'est rien
Tu le sais bien
Le temps passe
Ce n'est rien
En attendant, on aura perdu cinq années. Et ça, ce n'est pas rien !

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