dimanche 15 novembre 2009

Royal caprice

C'est l'histoire d'un pauvre gars, Vincent, qui avait eu l'idée – folle ! – d'organiser un rassemblement de copains pour discuter politique et essayer de diffuser des idées. Seulement, il avait oublié d'inviter sa cousine, la grande pimbêche. Et la voilà qui rapplique tandis que les projecteurs se braquent sur elle. Très en colère, elle tape du pied, pousse une gueulante, se dit “chez elle quand même” et, pointant un doigt grondeur sur le petit Vincent, le prévient charitablement : “Que ça ne se reproduise pas, vilain !”

Le petit Vincent ne comprend pas ce qui se passe, se rappelant qu'elle n'avait pas voulu venir à un rassemblement à Marseille, quelques mois plus tôt, auquel elle avait pourtant été invitée.

Voilà comment une tentative de dialogue entre des rouges (décrépis), des roses (pâles), des verts (pomme) et des oranges (pas mûrs) se termine en scène de Guignol. Au moins n'aura-t-on pas évoqué le fond. Une réussite !

Addendum du 17 novembre
Remarque pertinente de Peillon (Libé) :
C'est tout le problème de ce qu'est le ségolénisme en France. Le vrai débat public […] est effacé par quelque chose qui est de l'ordre de la pipolisation.
Pipolisation, médias, ça ne vous rappelle pas un certain Nicolas ?

Addendum du 18 novembre
Ségolène Royal “licencie” Vincent Peillon. La fatalité de la personnalisation de notre vie politique tout entière axée sur l'élection du directeur-général de la République, est à l'œuvre. Une sorte de fascination pour le désastre, tel le vertige qui attire ses proies dans la chute, s'est emparée de la royale ségo. Une fois qu'elle aura licencié tous ses partisans, l'intégralité du PS, que sais-je encore, elle sera seule, drapée dans sa fierté victimaire. Et alors ?

Pour ma part, je ne souhaite qu'une chose : qu'elle ne soit pas réélue à la tête de “sa” région et qu'on en soit débarrassés, enfin, et qu'une chance soit offerte à un candidat de gauche de qualité pour 2012. Mais là, je rêve !

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