vendredi 8 mai 2009

Fromagisme passif

Parmi les nombreuses minorités invisibles peuplant la France, il en est une qui subit des discriminations redoutables : celle des personnes qui n'aiment pas le fromage. La France, premier exportateur mondial de fromage (lait de vache), en produit entre 350 et 400 variétés, et consomme chaque année la bagatelle de 24 kilos par habitant.

Pain surprise
Si l'on n'aime pas le fromage, on s'expose à de cruelles discriminations, au premier rang desquelles figure l'arme redoutable du “pain surprise”. Imaginez la scène : durant une réception huppée, un pauvre gars tente de faire bonne figure auprès des invités. Passe un pain surprise. Ledit gars se sert sans réfléchir, absorbé par la conversation, et enfourne un petit pain. Horreur ! Il est fourré au roquefort. Passant soudain du gris au vert pour terminer sur le rouge, le visage de la victime attire les moqueries de ses interlocuteurs, tandis qu'il tente de maîtriser un spasme en vidant d'un trait sa coupe de champagne.

Fromagisme passif
Mais il y a pire. Un fléau terrible : le fromagisme passif. Ceux qui ne supportent pas le fromage savent ce que cela signifie. Respirer les odeurs pestilentielles du fromage à table, dans la cuisine, dans un restaurant, dans un train… Terrible expérience, nuisant à la santé du discriminé.

Taxons le fromage
Les États-Unis, dans leur grande sagesse, l'avaient compris, qui taxaient le roquefort à 300%. Nous serions bien inspirés de les imiter, en instaurant une taxe spéciale sur le fromage qui pue, à l'instar de celle qui est appliquée au tabac. Quant aux restaurants, il serait opportun de prévoir une “zone non fromageux”, isolée du reste de la salle, dans laquelle pourraient manger en paix les personnes ne supportant pas cet aliment. Enfin, tout pain surprise ne portant pas en gros caractères la mention “contient du fromage, peut nuire à la santé” devra faire l'objet d'amendes dissuasives.


L'espoir que de telles mesures soient enfin prises demeure faible. Le lobby du fromage est puissant, et empêche que la vérité ne surgisse. Vous trouvez que j'exagère ? Interrogez les “non fromageux” et vous aurez une idée du martyre qu'ils subissent quotidiennement. Mais la cause progresse, ainsi qu'en témoigne ce lien : http://bravepatrie.com/Manger-tue.

1 commentaire:

  1. Un combat que nous ne partageons pas (il en faut bien un !!).
    Ceci étant, je ne sais si la "cause" progresse mais le lien en bas d'article mène à une page datant, a priori, de 2003...
    Pas très actuel tout cela :-))

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