samedi 18 avril 2009

Fichez-nous la paix cinq minutes

Une fois encore, l'Homme est désigné comme superflu, voire nuisible.


Il n'y a pas que les “ultra-libéraux” de l'économie qui cherchent à se débarrasser des êtres humains, voici que les écologistes s'y mettent. Yves Cochet a trouvé une idée pour diminuer la pollution, réactualisant la vieille doctrine malthusienne : décourager la naissance du troisième enfant. Qu'entend-on subliminalement ? Que le salut de la Planète passerait par la disparition de l'humanité. Au moins, le problème serait-il réglé. Cette tendance anti-humaniste des écologistes est détestable, rejointe, à l'autre extrême, par les bien-pensants religieux dont l'unique objectif est, au contraire, de croître indéfiniment afin, entre autres choses, d'écraser les religions concurrentes sous leur nombre.

À ce propos, les catholiques auraient tort de la ramener en la circonstance, eux qui, au Brésil, estimaient récemment préférable que les deux jumeaux de la pauvre fille violée par son beau-père naissent, quitte à ce que leur mère (âgée de 9 ans, rappelons-le) meure en couches.


Rappelons deux choses à Yves Cochet :
1. Que les écolos doivent rester à leur place et militer pour des progrès dans la consommation et l'organisation de l'économie, sans céder à des tentations totalitaires. Il n'y a pire dictateur que celui qui est persuadé d'avoir raison contre tous les autres. Tout comme pour les religions, on est tenté de lui dire : “Fichez-nous la paix cinq minutes, laissez-nous vivre comme bon nous semble et tentez de convaincre plutôt que de contraindre”.
2. Qu'une société malthusienne à l'égard de sa population est condamnée au vieillissement, à la perte de l'énergie vitale et, in fine, à la décadence. Une perspective bien peu attrayante. On imagine une planète peuplée de vieillards séniles attendant la mort dans une ambiance “enfin” purifiée…