jeudi 26 février 2009

Coquilles et cocards


Il y a du pittoresque dans les coquilles – rarissimes au demeurant – que l'on déniche parfois dans les articles du quotidien Le Monde. Ainsi celle-ci, à la page 10 de l'édition datée du mercredi 25 février 2009 :


On imagine aisément le journaliste en train de rédiger son texte sur son ordinateur. Il tape : “ministre de l'e…” et le téléphone sonne. Il répond puis reprend son travail, déconcentré par l'interruption, et écrit "enseignement supérieur". De là à tirer parti de la coquille, il n'y a qu'un pas. Que voulait nous signifier l'inconscient du journaliste ? Ministre de l'e-mmerdement (maximal) ?


Après les coquilles, les cocards. Auriez-vous imaginé qu'une réunion inter-ministérielle puisse se transformer en pugilat ? C'est pourtant bien ce qui semble s'être produit, “à deux reprises” même, entre Jean-Louis Borloo et Christian Blanc. J'aurais aimé être caché dans un coin et assister à la scène !

mardi 24 février 2009

Privé ?

Je ne suis guère amateur des (trop) nombreux diaporamas PowerPoint qui circulent sur le Net. Faisons exception à la règle en restituant ici le contenu de l'un d'entre eux qui m'a bien plu et auquel j'ai ajouté mon grain de sel – en remerciant l'auteur anonyme qui l'a rédigé (et Guy qui me l'a transmis).
Vivent les fonctionnaires ! Malheureusement, on sera bientôt “privés” de fonctionnaires… Fonctionnaire, c'est quoi ? D'accord ils font grève, d'accord on les considère comme des feignasses mais un fonctionnaire c'est qui exactement ?

Une infirmière, celle qui vous fera vos soins, votre toilette quand vous serez incontinent et plus, à moins que vous ne soyez “privé” de couches culottes, sans aucune reconnaissance, traité avec des insultes quand ça ne va pas assez vite car l’aide-soignant “privé” aura d’autres soucis : sa prime de rentabilité (et le contenu de votre porte-monnaie dans le tiroir de la table de nuit pour arrondir ses fins de mois).

Un directeur d'hôpital, celui qui se bat pour soigner gratuitement votre surmenage “privé” avec son personnel hospitalier non reconnu pour son travail.

Un pompier, celui pour qui la devise est « sauver ou périr » et qui périra pour sauver votre vie “privée” et votre maison “privée” perdue en plein maquis avec un branchement et un kilowatt “privé” coûtant la peau des fesses ; un pompier qui vous transportera aussi à l’hôpital au moindre appel sans vous demander votre carte Vitale “premium gold private”.

Un soldat, celui qui mettra sa vie en jeu pour défendre vos choix politiques “privés”.

Un policier, celui qui vous protégera contre les « sauvageons » qui viennent abîmer vos jolies voitures “privées”. Et le reste…

Un facteur, celui qui amène chez vous au bout de la France, en pleine campagne, les colis “privés” des cadeaux de noël de Papy Mamy pour quelques euros (et non pour plusieurs dizaines comme aux États-unis).

Une institutrice, celle qui mouche vos chers bambins “privés” et reçoit les insultes publiques en guise d'encouragements.

Un prof, celui qui vous permet d'apprendre gratuitement ce que vous mettrez en pratique dans le “privé”.

Un juge, celui qui gérera votre divorce “privé”.

Un agent de la Sécu, celui qui sera à son bureau, devant son ordinateur, pour vous rembourser vos tranquillisants “privés” par virement bancaire.

Un agent des Assedic, celui qui fera avancer votre dossier de chômage quand le “privé” vous aura foutu dehors grâce à une flexibilité et une “séparabilité” optimisées.

Et bien sûr, tous les sans-grade, qui ramassent vos ordures, nettoient les parcs, entretiennent les forêts, recherchent de nouvelles technologies, font tourner les centrales électriques, aiguillent les avions, organisent les élections, donnent à manger dans les cantines scolaires, plantent des fleurs dans les villes, vous donnent la météo (aux avions “privés” et aussi et surtout aux marins “privés” !), le tout moyennant un salaire des plus modestes…

Alors… maudissez-les, injuriez-les, rejetez-les !

Mais quand du Service public vous serez… “privés” alors là, vous pleurerez peut-être “publiquement”, mais il sera trop tard.
Et voilà ! Je précise que je suis loin d'être fonctionnaire, exerçant sous le statut de l'indépendant profession libérale, que je paye des impôts et des charges sans râler – juste histoire de…

vendredi 20 février 2009

La coquille du jour

Engagé dans un travail de relecture, je mesure combien la traque des coquilles est une tâche difficile. Au moment de l'éteindre après des heures de vérification de mots, de lettres et de signes de ponctuation, voici que mon ordinateur m'adresse un clin d'œil, dans le registre “personne n'est parfait”.


Même Apple et son Mac OS peuvent avoir des instants d'inattention. Et dire que j'ai eu devant les yeux ce message des centaines de fois…

Il s'agit de Mac OS X version 10.4.11. Après 11 mises à jour, personne n'a vu et corrigé le texte de ce message. Amusant, non ?

C'est l'occasion de transmettre le clin d'œil du Macintosh à Monique-la-relectrice-impitoyable, internaute fidèle à qui aucune coquille n'échappe, ce qui est bien utile et contribue à donner à ce blog la tenue qu'il mérite !

lundi 16 février 2009

La voyance nous aide à y voir clair


Grâce au spam, comme vous le savez, nous apprenons plein de choses utiles. C'est ainsi qu'une voyante extra-lucide, nous propose (gratuitement bien sûr) d'en savoir plus sur notre avenir.
Voilà qui tombe pile en ce début d'année à la conjoncture économique pour le moins incertaine.

Je ne serais pas surpris que le formulaire en ligne de notre voyante spameuse ne ressemble à ceci :



NB : attention, chers internautes, il s'agit bien sûr d'une plai-san-te-rie (on n'est jamais trop prudent). Et remerciements à la voyante virtuelle qui a rendu possible cet article humoristique !

dimanche 15 février 2009

Des urgences qui n'en sont plus

Une revue d'architecture fait peau neuve, L'Arca International. Dans son éditorial, Cesare Maria Casati décrit un phénomène qui devrait, je crois, inspirer notre réflexion.
Nous avons commencé à lier inconsciemment et de plus en plus fréquemment notre corps à certaines prothèses de mouvement et de communication tout à fait nouvelles.
Des prothèses qui ont réduit les temps d'information et de décision au point de nous faire perdre le contact avec notre capacité biologique d'élaborer la pensée et l'analyse critique de nos actes.
Voilà une définition claire et pertinente de ce mal qui ronge notre époque : l'obsession de l'urgence, qui pollue et trouble l'enchaînement des choses et, surtout, détériore leur qualité sous couvert d'instantanéité. Dans ma vie professionnelle, je constate par ailleurs un paradoxe : l'embrouillamini des urgences conduit nombre de mes clients à privilégier les "petites" urgences secondaires et, portés par la vague, à accroître dans des proportions considérables la période dite de "réflexion" durant laquelle, en réalité, celle-ci est impossible. Et soudain, au bout de plusieurs mois d'attente, on s'entend dire : “Depuis le temps qu'on en parle, maintenant, il faut aller vite…” alors que si l'on avait décidé au lieu “d'en parler” l'affaire serait achevée depuis longtemps !

L'Arca International est une revue bilingue anglais-français. La présentation est somptueuse et le prix reste jouable pour une revue d'architecture (13,70 €) bimestrielle, celles-ci étant souvent proposées à des prix impossibles comme AMC (le Moniteur Architecture) à plus de 20 €. Citons aussi la revue D'Architecture (d'A) qui reste abordable, parution mensuelle pour une dizaine d'euros.
Voir : www.arcadata.com et www.info-presse.fr.



À propos du “juste à temps” – ou plutôt du “pile à la bourre” – j'ajoute un codicille à cet article en reproduisant le courrier publicitaire d'un fournisseur de cadeaux d'affaires qui me propose, quelques jours après la fin de la période “officielle” des vœux, de commander 50 stylos gravés de ma raison sociale (en l'occurrence mes nom, prénom, code postal et ville). Je dois dire que je trouve l'objet sans grand intérêt, mais ce n'est qu'une affaire de goût. Voilà une entreprise qui est… dans les urgences, car j'ai reçu ce courrier le 16 février (alors qu'il mentionne un dépôt le 3 février), de toute façon beaucoup trop tard pour que j'y donne suite !

Chers internautes, le premier qui m'adresse un courriel aura le plaisir de recevoir ce superbe cadeau ! À bons entendeurs, salut !

Alexandrins présidentiels

Les hasards de la circulation des documents en tout genre qui transitent sur le Web m'ont permis, grâce à un ami fureteur, de dénicher ces quelques alexandrins qui dépeignent assez bien le style de notre président de la République. Un seul détail cloche : on imagine avec peine notre président s'exprimer en alexandrins – ou alors ferait-il de la versification sans le savoir ?
Mon humeur est ravie et elle est d'importance
Car c'est elle qui règle le cours de mes pensées
Qui font toujours écho à l'actualité.
Mon caprice me met dans des emportements,
J'ai des mots qui ne sont plus ceux d'un Président.
Je flatte ce qu'il faut des instincts les plus bas,
Parle plus en mon nom qu'en tant que chef d'État,
Sur toutes mes idées je veux qu'on légifère
Et ne supporte pas qu'on m'empêche de le faire.
Des médias je me sers et grâce à mon emprise
Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises.
Enfin, si j'utilise les services de la presse
C'est parce qu'aux yeux de tous il faut que je paraisse.
Dommage qu'on ne connaisse pas l'auteur de ce texte !

samedi 14 février 2009

Galimatias de chiffres économiques

On peut penser que quotidien Le Monde cite avec exactitude les propos qu'il rapporte. La ministre de l'économie et des finances aurait estimé que, je cite donc :
L'activité en France devrait être inférieure à - 1% [en 2009].
Cette copie de l'article confirme la citation.


Quel galimatias ! Que doit-on comprendre ?
1. Ce n'est pas l'activité qui serait inférieure à un pourcentage, c'est sa croissance (ou, plutôt, sa décrue), c'est-à-dire son évolution.
2. S'il s'agit de la croissance, si elle est inférieure à - 1%, cela veut-il dire qu'elle sera entre 0 et - 1% ou bien plus négative que - 1% ? (en effet, - 2 est bien inférieur à - 1 si les cours de maths des années 70 ne sont pas obsolètes). Impossible de le savoir.
3. La ministre aurait dit “la baisse de l'activité en 2009 devrait être inférieure à 1%” ou bien “la baisse de l'activité en 2009 devrait être supérieure à 1%”, les choses auraient été claires…

À force de ne pas vouloir appeler un chat un chat, autrement dit une récession une récession et non une décroissance ou une hausse négative ou l'on ne sait quelle fantaisie sémantique, on finit par ne plus comprendre rien à rien.

Questions de chiffres

Le même article du Monde présente deux graphiques retraçant l'évolution du PIB. Dans l'un, on lit que la “croissance” 2008 sera limitée à +0,7%. Dans un autre, quatre taux de croissance trimestriels sont indiqués : +0,4% -0,3% -0,1% et -1,2% (un décrochage vertigineux). De tels chiffres sont ardus à comprendre, car on pourrait penser que si le PIB était de 100 le 1er janvier 2008, il serait passé à 100,4 fin mars, puis à 100,4 x (1-0,3%) fin juin, soit 100,1, et ainsi de suite pour descendre à 99,9 fin décembre, soit une baisse globale, légère, de 0,1%. En consultant la note détaillée de l'INSEE, on comprend mieux :


Le PIB 2008 se compose de 4 trimestres de respectivement 413,30 (milliards d'euros), 412,08, 412,5 et 407,64 soit un total de 1645,52. L'année précédente, 2007, le total des 4 trimestres représentait 1633,82. Il y a donc bien eu croissance de +0,7% (écart entre 1645,52 et 1633,82). Ouf !

Sur l'étude précise des chiffres de l'économie, nous vous recommandons la lecture du blog Déchiffrages, tenu par Jean-François Couvrat (journaliste économique), à l'adresse dechiffrages.blog.lemonde.fr/. On y lit notamment une analyse des inepties proférées par le président de la République lors de sa soirée télévisuelle récente, en particulier sur la question de la répartition des profits (les trois tiers). Stupéfiant et atterrant !

dimanche 8 février 2009

Spam et haute politique

Qui l'eût cru ? Voici que le spam se hausse au niveau de la politique ! Prenez la peine de lire la teneur de ce mail reçu ce week-end et vous serez édifiés :
Voila Sarkozy l'a dit : pas de relance de la consommation par l'augmentation des salaires. Donc en clair, on est cuit ! Hormis travailler plus ou trouver un autre emploi, je vois pas comment on va faire. Mais comment trouver un emploi quand c'est le bins général ? Ben voila moi j'ai choisi http://trucmachinbidule.com je gagne de l'argent en m'amusant. C'est ça la puissance d'internet. Pas de prise de tête, pas de grève. Je joue et chaque semaine, je me mets 400 euros de côté. Alors n'attends pas que Sarkozy et le gouvernement ne fasse quelque chose pour nous.
Les promesses de ce message dont la pertinence le dispute à la subtilité sont, en effet, en partie possibles grâce à notre président, qui a libéralisé les jeux de casino en ligne. Voici donc de quoi gagner plus sans travailler plus. Tentant, non ? *** Pour ma part, je prônerais plutôt la grève du casino. Qu'en pensez-vous ?


*** Comme dans toutes les publicités, voici des astérisques, qui vous signalent que ce texte doit être pris au second degré. Ah bon ? Eh bien oui !

Coupe-faim

Vous êtes nécessairement tombé un jour ou l'autre sur ce genre d'établissement. Souvenez-vous, un jour où vous voyagiez, pour affaires ou en touriste, et deviez prendre le train dans une gare importante – Lyon Part-Dieu par exemple. Votre train partait mettons à midi et il était 11h20 à peu près. Levé tôt, vous sentiez une petite faim vous titiller l'estomac. Quelque peu inquiet à l'idée de rater votre train, vous préfériez ne pas vous éloigner de ladite gare.

Avisant la série de brasseries alignées à proximité immédiate du hall de gare, vous entriez dans l'une d'elles. « On peut manger, à cette heure ? – Installez-vous ! » Le barman ne se distinguait pas par son amabilité. Peu importait : vous disposiez de 20-25 minutes pour engloutir un plat du jour, l'heure n'était pas aux conciliabules. Le décor simple, pour ne pas dire simplet non plus que sordide ou sinistre, semblait confirmer la rusticité du bistroquet tout en laissant supposer des tarifs modérés.

Vous manquiez de tomber en syncope en consultant la carte. Le moins coûteux des plats était un "hamburger maison" proposé pour la coquette somme de 21,50 euros ! Un steak frites exigeait de porter son effort jusqu'à 26,50 euros. Vous rabattant sur les entrées, vous parcouriez la liste des salades, facturées de 16,50 à 18,50 euros.

Comme, au bout de cinq bonnes minutes personne ne s'était présenté pour s'enquérir de vos desiderata, vous déguerpissiez discrètement et piteusement, non sans avoir remarqué avec un frisson de dégoût la viande hachée sèche et grise à moitié dissimulée par deux tranches de pain de mie rassis, elles-mêmes affublées de feuilles de salades flétries que votre voisine de table contemplait d'un œil torve…

Au moins la faim avait-elle cessé comme par miracle de se manifester, et au moins seriez-vous à l'heure pour attendre le train sur le quai.

Cet établissement existe : j'y suis entré dans des circonstances comparables jeudi 5 février dernier. Comment appele-t-on cela ? Le coup-de-fusil ? L'abus de position dominante ? Le foutage de gueule ? Le coupe-faim ? Au choix… ou à la carte.

lundi 2 février 2009

La « blague » du bac Economique et Social

À nouveau, le président de la République agite les milieux de l'enseignement après sa déclaration sur le bac économique et social (ES) dont il a déploré qu'il ne permette pas d'entrer dans les grandes écoles de commerce (ce qui était en grande partie vrai à son époque, qui est aussi la mienne…)

Titulaire d'un bac B (ancienne dénomination de l'actuel bac ES) tout comme le président de la République, qui l'a obtenu un an avant moi, je ne peux cependant que me féliciter d'avoir suivi cette filière.

En première B, en effet, j'avais bénéficié d'un enseignement très complet et varié sur tout ce qui touchait à la vie économique et sociale : apprentissage du vocabulaire de base de l'économie, étude de la politique budgétaire, découverte des Constitutions de la République ainsi que des grandes démocraties, initiation à la comptabilité, sans oublier quelques points de théorie économique comme l'équilibre en concurrence pure et parfaite (!)

En Terminale B, le même professeur centra son enseignement sur l'histoire économique des deux derniers siècles, ce qui était moins pertinent d'autant que les sujets de bac portaient essentiellement sur la période contemporaine (de l'époque). Pronostiquant la France comme sujet du bac 1974, il se trompa lourdement puisqu'il portait sur… la Chine !

Quoi qu'il en soit, je peux témoigner ici que c'est grâce à cet enseignement que je parvins à franchir le barrage de l'année préparatoire de Sciences-Po l'année suivant le bac. Les connaissances acquises deux ans plus tôt me permirent de traiter des sujets de théorie économique (que je détestais soit dit en passant) ainsi qu'en droit constitutionnel. Les cours de l'Institut ne brillaient pas toujours par leur pédagogie, surtout en théorie économique. Je fus donc sauvé par le bac ES, il faut le souligner.

Cahier d'économie
Pour agrémenter cet article, voici quelques extraits (authentiques) de mon cahier d'économie de Première (1972-73). Pour en consulter le contenu, cliquez sur l'image ce qui, rappelons-le, permet de zoomer…

« L'économie est fabriquée, dominée par les hommes pour être à leur service » dit l'introduction. Une vérité qu'il n'est pas inutile de rappeler à plus de trente-cinq ans de distance !
Moins sympathique est l'affirmation suivante : « Il faut rechercher le fondement psychologique des ouvriers d'un atelier pour augmenter la productivité. » Plus classique, mais encore d'actualité : « Moins un individu a de revenus, plus la consommation prend de place dans son revenu. »
Voilà qui est au cœur des polémiques sur le plan de relance…

La planification, "ardente obligation" selon De Gaulle, est abordée avec moult précautions idéologiques : « Le plan français porte le même nom que le type socialiste mais ces deux plans sont TOTALEMENT différents (conception, pensée, but) »

Plus bas : « But du plan français : connaître le marché et de l'équilibrer ».




Ah : la Constitution. Rédigée « en rupture totale avec les 2 précédentes » avais-je noté, tandis que le professeur reconnaissait « il faut se dire que la constitution de 1958 a été faite pour De Gaulle » et n'omettait pas de préciser que « le gouvernement est responsable devant l'assemblée, mais pas le P de R. »




Qu'est-ce que l'inflation ? Sa principale cause serait la hausse des salaires, qui dépasse celle de l'indice. On nous précise que le SMIC est fixé à 1500… francs, bien sûr, pas euros ! Cette feuille de notes avait été rédigée plus tard et laissée dans ce cahier d'économie, prouvant de façon amusante que je l'ouvrais encore en deuxième année de Sciences-Po (inflation de décembre 1975).




Terminons avec les redoutables courbes de la « concurrence parfaite » qui, je crois, feraient bien rire Jacques Généreux, professeur à Sciences-Po et auteur de Les vraies lois de l'économie qui remet à leur place ces théories pour le moins… fumeuses ! Une lecture salutaire.
Tout en haut de la page, le professeur précisait la différence entre la concurrence (pas de décision du prix par l'entreprise) et monopole (l'entreprise choisit librement son prix). Amusant. J'y repensais à propos des licences des logiciels Microsoft (un exemple au hasard).

Addendum dans le registre plaisanterie facile (mais il m'a fallu plusieurs jours pour la trouver !).
Voilà une blague qui a fait un ta-bac. Ha, ha !