dimanche 2 novembre 2008

Très Grande Schizophrénie

Un nouvelle rupture de caténaires a causé des retards catastrophiques sur les lignes TGV de l'Ouest. Une foule de voyageurs sont restés bloqués dans les gares, parfois obligés de dormir dans les trains, "avec seulement deux couvertures pour trois" précise une voyageuse interviewée par le Parisien.

Usagers : le retour
Heureusement, le Gouvernement veille : Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, est intervenu brillamment en dénonçant "l'incident de trop" et en affirmant haut et fort que des "perturbations qui pénalisent lourdement les usagers sont inacceptables". Amusant : on note au passage que le mot "usager" revient d'actualité, jusqu'ici remplacé par "client".

TGS
Mais le secrétaire d'État semble atteint de Très Grande Schizophrénie (TGS), oubliant que la SNCF est encore une entreprise publique tandis que Réseau Ferré de France ne l'est pas moins. En conséquence, la politique budgétaire d'entretien est liée aux objectifs d'économies demandées par… les gouvernements de la même obédience que M. Bussereau.

Les ministres râlent
Alors c'est facile de morigéner la SNCF du haut de sa suffisance, mais à part officialiser la plainte au plus haut niveau, cela ne fait rien avancer. On râle, on râle, y compris chez les ministres. Et après ? La question posée est de savoir comment mobiliser les crédits pour mieux entretenir le réseau. Pour une fois, les syndicats, si décriés, n'avaient-ils pas raison de dénoncer les économies dangereuses sur l'entretien du matériel et des voies ?

Silence-radio
Il manque cependant à la SNCF d'être assez réactive pour publier un communiqué sur son site Web. À l'heure où ces lignes sont écrites, rien n'apparaissait. C'est une faute de communication majeure, qui laisse le champ libre à la presse déchaînée dénonçant avec gourmandise la "pagaille" sur les TGV.

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