mercredi 5 novembre 2008

Barack Obama est élu

Le parfait représentant du melting-pot
Que dire de l'élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis ? Tout a probablement été écrit dans la presse réelle et l'Internet virtuel. Sans aucun doute, l'accession au pouvoir d'un homme jeune, métis et à ce titre parfait représentant du melting-pot américain, énergique, démocrate c'est-à-dire modéré – et non "socialiste" et encore moins "communiste" contrairement à ce que fantasment ses adversaires – est une chance pour l'Amérique et le monde. Enfin une bonne nouvelle !

Association d'idées
L'association d'idées qui dicte le texte de cet article provient du voisinage de deux tribunes dans Libération de ce matin : Alain Duhamel disserte sur « l'ami américain » et, juste en-dessous, Jean-Marie Le Guen (PS) évoque la Sécurité Sociale. Or l'un des slogans importants de la campagne de Barack Obama a été d'étendre la couverture maladie à l'ensemble de la population des États-Unis. Qu'en est-il chez nous ? Bénéficiaires d'une telle couverture depuis plus de soixante ans, voilà que nous nous acharnons à la détruire.


Un déficit de 120 milliards
Le déficit cumulé de la Sécurité Sociale atteint 120 milliards d'euros, ce qui représente un coût annuel de 6 milliards (service de la dette). Le budget 2009 a été voté en déficit, à nouveau. Depuis six années maintenant, les gouvernements laissent filer, espérant peut-être en catimini qu'un "crack" social permettra de se débarrasser – enfin ! – de cette protection sociale coûteuse. Alors qu'Outre-Atlantique on se prépare à progresser sur ce terrain, voici que chez nous on régresse. Inutile de se voiler la face : on pourrait diminuer tous les remboursements de 50% que les sommes seraient dépensées malgré tout, car il faut bien se soigner. Seulement, la solidarité, dans notre République, n'est plus à l'ordre du jour… Chacun pour soi et que les faibles (malades par exemple) se débrouillent.

Escroquerie
Pour un quinquagénaire tel que votre serviteur, il y a comme un sentiment d'avoir été escroqué. Durant un quart de siècle, il a cotisé en tant que salarié, puis en tant qu'indépendant, afin de contribuer à la naturelle solidarité sociale. Or que lui prépare-t-on comme "cadeau" pour ses vieux jours – et donc pour la période de sa vie où la santé peut chanceler ? Un régime en faillite. Circulez, il n'y aura plus rien à "avoir".

Masochisme
La façon dont nous avons toujours évolué à rebours des États-Unis a quelque chose de fascinant. À croire que nous jouons à celui qui sera le plus "libéral", à contre-courant si possible, et avec une délectation de sales gosses gâtés quasi-masochiste.

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