lundi 10 novembre 2008

le crime est notre affaire

Le réalisateur Pascal Thomas, 63 ans, se bonifie en vieillissant. Son dernier film, Le crime est notre affaire, est un bijou de dialogues ciselés, d'interprétations subtiles et souvent drôles, de mise en scène et de scénario cousus main. Inspirée d'un roman d'Agatha Christie, l'intrigue reste parfaitement compréhensible, un fait suffisamment rare dans ce genre de cinéma. Que ce soit Catherine Frot (à qui Pascal Thomas avait donné un très beau premier rôle dans La dilettante), André Dussolier (épatant dans tous les registres, y compris en kilt et à ski), Chiara Mastroianni, Annie Cordy (en vieille scientifique belge), Hippolyte Girardot, Melvil Poupaud ou encore Claude Rich (inénarrable pater familias ronchon), sans oublier un de ces seconds rôles dont on connaît toujours la "gueule", qu'on est ravi de retrouver mais dont on ignore généralement le nom : Yves Afonso. Vous avez forcément remarqué cet acteur qui a toujours ressemblé à Belmondo (1), y compris dans l'élocution, mais qui a pourtant un style bien à lui. Tout comme un Jean Bouise, il figure parmi ces comédiens que je suis toujours ému de retrouver au détour d'un plan…


Il y a un autre acteur qu'on est heureux de découvrir dans ce film, c'est le "petit train" de la Vallée de Chamonix, maquillé en TER, dans lequel un crime est commis sous les yeux d'Annie Cordy. La rame Z600 joue très bien son rôle, un rôle de composition puisqu'on suppose qu'elle roule sur une voie standard alors que, comme chacun sait (!) ce matériel circule sur voie métrique.


Le crime est notre affaire est d'ailleurs placé tout entier sous le signe du ferroviaire, ainsi qu'en témoigne l'image (onirique, on vous rassure) ci-dessus. Voir le site du film à cette adresse.


(1) Confer cette photo du film L'aile ou la cuisse, dans laquelle Yves Afonso interprète le rôle d'un plombier-espion, à la mode du Canard Enchaîné, pour tenter de dérober les épreuves du dernier Guide Duchemin…

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