jeudi 23 octobre 2008

Les mots pour le dire

Quand on lit dans la presse des phrases qui expriment exactement ce que l'on ressent, on a juste envie de les relever, un copier-coller du réel vers le virtuel pour remercier leurs auteurs et regretter de n'être pas capable de trouver soi-même ces "mots pour le dire".

L'excellent François Reynaert, dans le Nouvel Obs des 23-29 octobre, à propos du travail le dimanche :
« De nos jours, quand il s'agit de torpiller le Code du travail et de retirer aux salariés un droit acquis depuis plus de cent ans, cela s'appelle œuvrer pour la réforme et la modernité. Mais si un jour on se décide à réautoriser le travail des enfants, on fera quoi ? Une demande à l'UNESCO pour recevoir la médaille du progrès ? »

Nota bene
: le travail des enfants est autorisé en Grande-Bretagne. Encore un effort de modernité et de flexibilité les amis !

Le chroniqueur François Guillebaud, dans le même magazine :
« La "gouvernance" et la "régulation" trahissent ainsi le rapetissement de la volonté commune, le choix timoré d'un mode d'organisation de la cité qui croit pouvoir faire l'économie de la contrainte et de la Loi. »
Est-ce un hasard si ces deux termes, employés à la place de respectivement "gouvernement" et "règlementation", sont plus proches de la langue anglaise que de la langue française, à la limite de l'anglicisme ?

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