samedi 8 mars 2008

Ça pourrait mal finir

Si l'on peut écrire en toute liberté dans un blog, ce n'est pas une raison pour écrire… n'importe quoi. Quoique virtuelle, la possibilité d'être lu incite à être aussi pertinent que possible, sans pour autant abandonner franchise et indignation. Pour ces raisons, le blogueur recherche dans d'autres lectures la confirmation de ses analyses. J'en ai rencontré une dans le pamphlet de François Léotard, intitulé « Ça va mal finir ». Page 123 de l'ouvrage, l'auteur écrit en effet, en s'adressant à Nicolas Sarkozy :
Tu t'efforces de nous tenir en haleine à la manière de ces jongleurs dans les cirques qui font tourner les assiettes au bout de plusieurs bâtons. Ils vont d'une assiette à l'autre, d'un bâton à l'autre, et nous sommes naturellement captivés par leur célérité. C'est ce qui se passe avec toi.

C'était la métaphore que j'avais trouvée pour mon pronostic réservé du 23 février (et, soyez-en assurés, je n'ai pas modifié cet article a posteriori !) Non que les "grands esprits se rencontrent", je garde la tête froide. Juste une vérification d'hypothèses, histoire de me dire : « c'est déjà ça, je ne me monte pas la tête dans mon coin », risque redoutable et inhérent à la bloguitude… Les assiettes qui tournent étourdissent, et peuvent malheureusement se terminer par des bris de porcelaine si le jongleur est soit trop ambitieux, soit pas assez habile : à l'impossible nul n'est tenu…

Il a voté Sarkozy mais il dort mal depuis
Le livre est sévère mais juste. François Léotard est en quelque sorte un "retraité" de la politique, ce qui garantit la franchise de ses propos : il ne vise aucun poste ministériel, ne se présente à aucune élection, n'a aucune ambition politique. Il a voté Sarkozy en mai 2007, et il « dort mal depuis » avoue-t-il. Une autre de ses phrases m'a plu (page 36), en ce qu'elle exprime clairement l'impasse de nos Institutions depuis que la médiatisation à outrance et le culte des sondages l'ont envahie :

Au fait, qu'est-ce que c'est que cette histoire d'élection d'un président au suffrage universel ? Je parle de la nôtre, la Française, la plus stupide de toutes dans sa brutalité même. On sait maintenant que cela rend les candidats fous et les électeurs légèrement ivres…

Il exagère peut-être… mais il y a de ça, sans aucun doute ! Car qui dit ivresse dit gueule de bois, ce qui semble être le cas de nombreux électeurs de l'actuel président. Le réveil est difficile, la migraine est douloureuse, les déceptions sont proportionnelles aux illusions.

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