mercredi 30 mai 2007

Météo… bobo !

« Un temps de mois de novembre ! »
Voici ce que j'ai entendu dans la rue lundi dernier, à Lyon. La température était très exactement de 16 degrés. Franchement, rien à voir avec le mois de novembre…



La télévision ne se réfère qu'à l'audience.
Comment augmenter l'audience ? En présentant absolument tout comme des événements, en dramatisant (au sens théâtral) toute information, bref, par le sensationnalisme. Tout doit faire sensation et rameuter les téléspectateurs.

La météo subit le même travers. Elle doit donc être sensationnelle et dramatique. En clair : l'évolution du temps sera toujours un événement dramatique, autrement dit négatif. C'est le classique « il n'y a plus de saisons ma pauvre dame » réactualisé et poussé au paroxysme.

Méthode 1 : invoquer les moyennes saisonnières. Par définition, une moyenne est rarement permanente, car elle résulte de hauts et de bas dont on calcule le niveau moyen, justement. Dans la pratique, il y a 80% de chances que la température du jour ne reflète pas la moyenne. Idéal pour dramatiser : « ah, mes pauvres amis, les températures sont au-dessus (ou au-dessous) des moyennes saisonnières ! »
Premier drame !

Méthode 2 : toujours choisir l'aspect négatif des choses. Il fait soleil ? La canicule et la sécheresse menacent. Il pleut ? Quelle horreur, il va falloir sortir les parapluies. Il fait froid ? C'est anormal et triste. Il fait chaud ? Ah, mon dieu, les allergies, les coups de chaleur, les insolations nous attendent. Il neige ? Les routes sont dangereuses. Il ne neige pas ? Les stations de ski vont faire faillite.

Alertes oranges, alertes rouges, Météo-France vous demande d'être vigilants, couvrez-vous bien, ne sortez pas, respirez avec précautions… Last but not least, le danger écologique, le drame ultime, est avantageusement invoqué : le réchauffement planétaire nous menace, d'ailleurs… les températures dépassent les moyennes saisonnières.

Comment s'étonner, dès lors, que le moral des gens baisse ? La perversité de la télévision montre ici toute son absurdité. Que ne ferait-on pas pour rendre nos cerveaux disponibles en vue des publicités…

lundi 28 mai 2007

Lundi de Pentecôte : la demi-mesure

Revoilà le lundi de Pentecôte ! Alors que le nouveau gouvernement commence à fourbir ses armes, il serait bien inspiré de tirer les leçons de cette journée dite de solidarité. Si le compromis est louable lorsqu'il est clair et assumé, les demi-mesures boîteuses sont pires que tout : elles compromettent leurs avantages sans supprimer leurs inconvénients. Personne n'y comprend rien : qui travaille ? qui ne travaille pas ? Un bazar (je suis poli) qui fait toujours rire nos voisins. Quant à la nouvelle taxe créée pour l'occasion, elle est étonnante de la part d'un gouvernement qui n'a cessé de dénoncer l'abondance de taxes et d'impôts.

Des demi-mesures, il s'en prépare : le service minimum dans les transports et la franchise sur les soins en sont deux exemples emblématiques.

Transports publics
Si l'on voulait y réfléchir sérieusement, on conclurait que si le transport public est indispensable à la vie économique et sociale, alors il faut interdire totalement la grève – comme dans la Police, chez les pompiers ou dans l'Armée. Et trouver des contreparties réelles aux personnels concernés, parmi lesquelles, excusez la petite provocation, un régime spécial de retraites ou un emploi vraiment garanti…

Franchise sur les soins
La franchise sur les soins délivre le message suivant : être malade est une faute, il faut donc pénaliser ceux qui pèchent. Si être malade n'est pas une faute, alors il n'y aucune raison de choisir ce système, qui est foncièrement injuste et, de surcroît, frappe proportionnellement plus les ménages aux revenus modestes.
Ce refus de regarder la réalité en face – les déficits – en cherchant des économies injustes n'est pas digne de la Politique. S'il faut rééquilibrer la Sécurité Sociale, pourquoi ne pas faire payer tout le monde – y compris ceux qui ne sont pas malades ? C'est cela la Solidarité. Et s'il y a des abus, pourquoi pénaliser aveuglément ceux qui, justement, n'abusent pas ?
La mesure finira en demi-mesure, avec une kyrielle d'exceptions qui, une fois encore, ne répareront pas les injustices tout en en provoquant d'autres.

Jours fériés, jours chômés ?
Quant aux jours fériés, posons la question en entier, in extenso : si nous ne travaillons pas assez, que le gouvernement soit franc, sans détours, et examine les points suivants :
  • Faut-il supprimer des jours de congés payés ?
  • Faut-il supprimer toutes les fêtes religieuses (Lundi de Pâques, Ascension, 15 août, Toussaint, Noël…) ?
  • Faut-il ne conserver que les fêtes républicaines (1er mai et 14 juillet) et supprimer les fêtes liées aux guerres (8 mai et 11 novembre) ?
  • Faut-il conserver les jours fériés et… ne pas les chômer ?
Je maintiens donc les termes du courrier que j'avais adressé au quotidien Le Monde qui l'avait publié le 6 mai 2005 (voir à ce lien et le fac similé du texte directement à celui-ci).

Et pour terminer sur une note humoristique : oui, je travaille ce Lundi de Pentecôte, et pas seulement sur ce blog. Mais je ne paye pas de taxe ! Eh oui : les travailleurs indépendants n'y sont pas soumis. Bis repetita : je ne serais pas surpris que le nouveau gouvernement, qui n'a cessé d'encenser la libre entreprise, n'institue… une taxe sur les indépendants.
À suivre !

dimanche 27 mai 2007

Drus : le topo de la voie "Les Papas"

Les passionnés de topos peuvent enfin se procurer le schéma complet de l'itinéraire ouvert en face Ouest des Drus par Martial Dumas et Jean-Yves Fredriksen, du 28 janvier au 5 février dernier (voir les articles de ce blog des 1er février, 11 février et 23 mars). C'est le magazine Vertical qui en a obtenu l'exclusivité, et le publie en encart de son numéro 5 (mai 2007). Comptant presque trente longueurs, dont certaines de 70 mètres (!), la voie «Les Papas » comporte de nombreux passages de 6b, ainsi que de l'artificielle jusqu'à l'A3. Outre ce topo, on trouve dans le même numéro un récit de Jean-Yves Fredriksen et plusieurs très belles photos.

samedi 26 mai 2007

McCartney in his own words

Après un article sur la traduction et un article sur Paul McCartney, voici la traduction d'un article sur Paul McCartney – plus précisément du communiqué de presse publié par l'ex-Beatle à propos de la sortie prochaine de son single Dance Tonight.

Version originale
PRESS RELEASE - 21.05.2007
Dance Tonight - The new single out Monday June 18th 2007. Taken from the album, Memory Almost Full


This was the last track I recorded for the album. I was on my way into a meeting in London and I always like to drop off before I actually get into the meeting, have a bit of a walk and experience life for a minute. Anyway there’s a guitar shop that I always drop in on the way down the street and I went in and was chatting to the guy in there and he mentioned that he had a left-handed mandolin that he wanted to show me. So I ended up getting it anyway and I found the great thing about it was that I didn’t know how to play it, because it’s tuned like a violin so I had no idea what the chords were. This was good because it took me back to when I was a teenager being presented with an instrument you didn’t know how to play. So I had to figure it out for myself.

I found one chord, then another one, then a real strange chord, very simple shape, but an odd chord, I still don’t know what it is but it sounded great. This was over Christmas 2006. With this little instrument at home over the holiday I started doing this little thing, stomping in the kitchen, just enjoying myself, trying to find chords, and then I start singing ‘Everybody gonna dance tonight’ got that little thing going, and every time my little girl would come running in and start dancing, so I fell in love with this song and with the mandolin and the whole hoe-down aspect and eventually it kind of wrote itself, I just stuck a few more words in it and thought I’m just gonna keep it simple: ‘everybody’s gonna dance around, everybody’s gonna stomp their feet, everybody’s gonna feel the beat’ and not try and get too deep. I liked it so much I thought I’ve got to record this so I ran in quickly and did it and stuck it on the album. It seemed like a good atmospheric opening. A couple of weeks ago we made the video, which was great fun. It’s directed by Michel Gondry (Eternal Sunshine Of The Spotless Mind) and stars Natalie Portman and Mackenzie Crook. We had a good time doing it.

‘Dance Tonight’ is the opening track to my new album, Memory Almost Full.

Paul McCartney

Proposition de traduction
Communiqué de presse - 21.05.2007
Dance Tonight – Le nouveau single, sortie prévue pour le lundi 18 juin 2007. Extrait de l’album Memory Almost Full


Il s’agit du dernier morceau que j’aie enregistré pour l’album. Je me rendais à une réunion, à Londres. J’aime bien me faire déposer à l’avance dans le quartier, marcher quelques instants et profiter de ces moments de tranquillité. Sur mon chemin se trouve un magasin de guitares où j’entre fréquemment. En discutant avec le vendeur, il m’a indiqué avoir reçu une mandoline pour gauchers qu’il souhaitait me montrer. La prenant en mains, j’ai constaté que je ne savais pas en jouer, car elle est accordée comme un violon : aucune idée de la façon de plaquer des accords sur le manche ! Cela m’a ramené des années en arrière, quand j’étais adolescent, et que je découvrais un instrument dont je ne savais pas jouer – une très bonne chose ! J’ai donc dû me débrouiller par moi-même.

J’ai fini par trouver un accord, puis un autre, ainsi qu’un très étrange accord, très simple en doigté, mais que je ne peux toujours pas identifier même s’il sonne joliment. C’était peu avant Noël 2006. Ramenant l'instrument chez moi pour les vacances, j’ai commencé à développer cette petite composition, tapant la mesure du pied dans la cuisine, juste pour m’amuser. J’ai découvert d’autres accords, puis je me suis mis à chanter : « Everybody gonna dance tonight » (on va tous danser ce soir). À chaque fois, ma petite fille accourait et se mettait à danser. Du coup, je me suis attaché à cette chanson, à la mandoline et à cette espèce d’ambiance de bal champêtre. Finalement, la mélodie s’est composée d’elle-même, en quelque sorte. Je n’ai eu qu’à ajouter quelques paroles, préférant rester très simple sans chercher à approfondir : « everybody’s gonna dance around, everybody’s gonna stomp their feet, everybody’s gonna feel the beat » (on va tous danser, on va tous taper du pied, on va tous suivre le rythme). Elle me plaisait tellement que j’ai décidé de l’enregistrer. Aussitôt dit, aussitôt fait, je l’ai collée sur l’album ! Je crois qu’elle annonce bien l’ambiance générale du disque. La vidéo a été réalisée il y a de cela une quinzaine de jours, et l’on s’est bien amusés ! La mise en scène est de Michel Gondry (Eternal Sunshine Of The Spotless Mind) tandis que Natalie Portman et Mackenzie Crook figurent au générique. On a vraiment passé du bon temps à la tourner|!
Dance Tonight est donc le tout premier morceau de mon nouvel album, Memory Almost Full.

Paul McCartney

N.D.T (*)
Quand on traduit de l'anglais vers le français, une première difficulté se présente
|: en français, la différence entre langage parlé et langage écrit est très prononcée|; c'est beaucoup moins le cas en anglais. Du coup, si l'on traduit littéralement le texte, il donne l'impression d'être bâclé, voire vulgaire. Dans cette traduction assez libre, je me suis donc autorisé des tournures plus «|littéraires|» que dans le texte original, qui ressemble plus à une interview.

Si vous vous intéressez à la traduction, lisez également celle qu'a publié le Maccablog.

(*) Note Du Traducteur

vendredi 25 mai 2007

Paul McCartney et l'écriture musicale

Ainsi que vous en aviez été informés dans ce blog|et aux quatre coins du Web|– Paul McCartney sort un nouvel album prochainement.

En avant-première, il a publié le clip vidéo du single qui sera extrait du CD, Dance Tonight (voir sur YouTube).

Cette composition est absolument typique de l'ex-Beatle. Elle résume bien son approche de la musique, sa grande facilité d'écriture… et cette naïveté qu'on lui reproche parfois.

Si vous avez la chance de jouer d'un instrument, guitare ou piano, peut-être vous est-il arrivé de gratter ou plaquer une suite de deux ou trois accords tout en chantonnant et, à votre grande surprise, de «|trouver|» une mélodie. Le hasard, une émotion, ce je-ne-sais-quoi qui surgit d'un coup sans prévenir. Paul McCartney fait partie des musiciens capables de déclencher un tel processus sur commande.

L'anecdote Dustin Hoffmann
Exemple : en 1973, Dustin Hoffmann recevait Paul et Linda chez lui. Au dessert, l'acteur demande à McCartney : «|saurais-tu composer quelque chose, là, maintenant|?|» Nullement démonté, Paul lui répond : «|Pourquoi pas|?|». Ayant toujours une guitare dans ses affaires, il revient armé de l'instrument. «|Sur quel sujet|?|» Dustin Hoffman avise le journal, le feuillette, et remarque : «|Picasso vient de mourir. On raconte que sa dernière phrase a été 'drink to me, drink to my health, you know I can't drink anymore…'|» McCartney ne fait ni une ni deux, gratte un ou deux accords, s'éclaircit la voix et commence à chanter : «|Drink to me, drink to my health…|»
La chanson figurera sur son célèbre album Band On The Run.
Pour l'écouter, rendez-vous sur le site officiel de MPL, la société qui gère les droits de Paul, en activant ce lien, puis dans le module de recherche, indiquez juste "Picasso" dans le champ "Search by Song Title" et cliquez sur le bouton "Begin Search".

Scrambled Eggs
Que l'anecdote soit enjolivée ou non n'a guère d'importance. C'est ainsi que Paul McCartney travaille. Au point, parfois, de se satisfaire de sa seule spontanéité. On sait que la grande angoisse des artistes –|en particulier des peintres|– est de savoir quand s'arrêter. McCartney ne se pose pas la question : il prend ce qui vient. Ne raconte-t-il pas, d'ailleurs, que la mélodie de sa plus célèbre composition, Yesterday, lui trottait dans la tête au saut du lit, un matin, prête à l'emploi –|ready made en quelque sorte. Il ne manquait que les paroles, aussi avait-il improvisé : «|Scrambled eggs, oh my lady I love your legs|».

C'est cela, Paul McCartney. Alors, ce Dance Tonight est de la veine des ready made – des quickly made devrait-on dire. On l'imagine tombant sur une madoline : «|How funny !|», grattant des accords… et c'est parti|! (ce qu'il confirme d'ailleurs dans le communiqué de presse annonçant le single que j'ai trouvé a posteriori en surfant quelques instants après la première publication de cet article).


Memory Almost Full
Certes, je suis un fan de Paul McCartney. Mais pas un inconditionnel toutefois. Là, il ne s'est pas foulé, tant pour la musique que pour les paroles (plus proches de Scrambled Eggs que de Yesterday). J'irais même jusqu'à écrire qu'avec un peu de chance, j'aurais réussi à composer un tel morceau (bouh ! le vilain prétentieux). Dans son précécent album, Chaos And Creation In The Backyard, ledit McCartney avait été sévèrement encadré, canalisé, poussé dans ses retranchements par le producteur Nigel Godrich, avec le succès que l'on sait|: un de ses meilleurs albums, à la quasi unanimité des critiques (et des fans de mon accabit). Que donnera Memory Almost Full|? Notre Mac aurait-il saturé son disque dur|? L'écoute des extraits des 13 titres du CD sur le site officiel de l'album devrait cependant rassurer les amateurs|!

Spam'Art number 1

Spamart#1 : le numéro 1 de la création artistique à base de spam.



En vente 100 000 euros (HT) auprès de l'auteur. Dépêchez-vous, le nombre de souscriptions est limité. Versements via PayPal autorisé (voir message du 24 mai).

Le grand avantage est que l'on n'a aucun droit à verser aux pirates...

jeudi 24 mai 2007

Phishing et orthographe

Parmi les 'pourriels' ou spam, ces messages qui polluent votre boîte aux lettres, figurent les redoutables tentatives de phishing, ou hameçonnage (beau néologisme !).
Sans entrer dans les détails (consultez plutôt Wikipédia sur ce mot), un point est amusant à noter : l'orthographe, si souvent décriée, est ici un des (nombreux) moyens d'être alerté. Car ces faux messages, qui tentent d'imiter ceux qu'expédient des sites officiels, sont souvent truffés de fautes d'orthographe et de syntaxe...

Un exemple typique
Ainsi ce joli message prétendant venir de PayPal :


(Pour mieux le lire, cliquez sur l'image).

Un rapide contrôle permet de repérer de nombreuses fautes :


  • Le mot membre n'a pas été traduit.
  • Abus caractérisé du point d'exclamation, pour le moins douteux.
  • Le IP address -- et non l'adresse IP.
  • Le lien au-dessous au lieu de ci-dessous.
  • Accéder (ER au lieu de EZ).
  • Votre le compte, pourquoi pas : votre le compte à vous le…
De quoi retirer de nombreux points au rédacteur !

Enquête dans le code
Si vous regardez de plus près le code du message – par exemple en actionnant la commande Transférer de votre logiciel de messagerie – vous tomberez sur une adresse cachée derrière le lien affiché :



Le texte affiché (ici en bleu) est Cliquez Ici Pour Une Résolution. Mais le lien, lui, est bien caché dans le code informatique, après la balise href. Le site frauduleux (jongerenpodium) n'a existé que le temps de l'opération de hameçonnage, afin de récupérer les clics d'internautes crédules, et de leur demander leur mot de passe PayPal. Comme PayPal est une sorte de banque, vous imaginez les conséquences ! Bien entendu, l'adresse ne reste valable qu'un temps limité, afin que les escrocs ne courent pas le risque d'être repérés…

Dadaïste !
Il en est même de plus drôles, passés par la moulinette d'un logiciel de traduction automatique. La lecture de tels textes, totalement surréalistes, me met toujours en joie, tant l'absurdité est au rendez-vous. De véritables œuvres d'art dadaïstes :


(Pour mieux le lire, cliquez sur l'image).

Où l'Art Conceptuel va-t-il se nicher ?

Note en passant : l'être humain, décidément, reste utile, par exemple… pour la traduction !

lundi 21 mai 2007

Partis politiques informatisés

Trouver un nom pour un parti politique : une tâche ô combien délicate ! Quels sont les choix possibles ?

Le classique, ce sont les sigles. Ah, les sigles ! Comme je comprends les stratèges des partis politiques… car l'informatique – mon métier – est gourmande, que dis-je ? vorace de sigles.

François Bayrou a eu du nez, reconnaissons-le. Embringué dans des recherches à base de PDF (Parti Démocrate Français), déjà pris par l'informatique, ou USB (Union Sociale Bayrouiste), qui aurait pu être la «xcléx» de la politique française, il a su trouver…
…le Modem (MOuvement DEMocrate).


Pour un féru de l'Internet, c'est – comment dirais-jex?– «xtéléphonéx» (les techniciens apprécieront).

Le MoDem va donc connecter la droite et la gauche et les citoyens. Pas mal, non ?


Filant la métaphore informatique, il aurait pu choisir tout simplement le Parti Centriste, ou PC. Malheureusement, c'était déjà pris, par LE parti – le Parti Communiste bien entendu. D'ailleurs, une alternative aux sigles existe : les noms symboliques, comme l'Olivier en Italie ou le Labour en Grande-Bretagne. Alors, pourquoi pas LE parti (THE party). Prétentieux !

La France avait tenté l'aventure en 2002, en imaginant d'appeler le nouveau parti de la majorité présidentielle «xle mouvementx». Un peu vague. Ils ont finalement choisi le classicisme avec… un sigle : UMP. En informatique, cela signifie Ultra Mobile Personal computer (voyez ici). Mais en politique, qui sait vraiment ce que signifient ces trois lettres ? Pas grand monde. Certains diront Union pour une Majorité de Progrès. Trop ambitieux ! C'est beaucoup plus simple : Union pour un Mouvement Populaire. «xUNx» mouvement, c'est déjà moins précis que « LE » mouvement. Et ça ne mange pas de pain : ne sachant pas de quel mouvement il s'agissait, il n'y avait pas grand risque.

Mais le mot reprend toute son actualité : le mouvement, cela le connaît, notre Président : il ne cesse de se… mouvoir justement. Quant à savoir s'il est populaire, les élections le dirontx! Mais la « vague bleue » (blue-wave) qui semble se préparer devrait lui être favorable. Pas de quoi avoir la « dent bleue » (bluetooth) contre ses adversairesx!

La vague bleue ? Que voilà un joli nom pour THE parti qui s'apprête à raffler la majorité absolue des sièges à l'Assemblée Nationalex!

Un grand bravo pour finir au dictionnaire compilé par le site à l'aide.com, vers lequel pointent les liens de cet article.

Typographie : avis aux utilisateurs de blogspot. Horripilé par les espaces sécables, qui renvoient des ! ou des «» en début de ligne, j'ai inséré un caractère blanc entre la dernière lettre et les signes en question. Un pis-aller ! Exemple : « bonjour », écrit «xBonjourx» avec les x en blanc sur fond blanc. Une fois encore, les pauvres robots de Google vont être à la peine… Après tout, c'est leur boulot, heinx?

vendredi 18 mai 2007

Musée Grévin ?

Le nouveau Gouvernement vient d'être nommé. Il recèle quelques surprises. L'objectivité commande de saluer sa composition pour le moins « diverse ». En effet, le Président de la République aurait pu adopter la méthode de son prédécesseur qui, en 2002, n'avait pas fait preuve d'ouverture, c'est le moins que l'on puisse dire !

Ce préalable posé, une remarque s'impose : il ne faudrait pas que ce Gouvernement soit une « vitrine » en vue des élections législatives, remplie de mannequins à la mode du Musée Grévin (le quotidien Le Monde avait publié une photo amusante montrant Chirac et Sarkozy côte à côte… en figures de cire !)

Johnny ne sera finalement pas ministre de la Culture. C'est Christine Albanel qui reçoit le maroquin.

L'expérience prouve en effet que les gouvernements formés entre l'élection présidentielle et les élections législatives ne se retrouvent pas intacts lorsqu'ils entrent dans la phase opérationnelle, une fois les députés élus. On se souvient des cas de Servan-Schreiber, en 1974 (ministre 9 jours) ou d'Alain Bombard, entré au gouvernement Mauroy juste après la présidentielle de mai 1981, et qui ne se retrouva pas dans le gouvernement d'après les législatives. Combien de ministres d'ouverture pourraient être "bombardés" sinon "bazardés" ? Wait and see par conséquent !

Diversité sinon ouverture
Sur les personnalités qui le composent, en fait de diversité, la France est servie :
  • Un membre du PS, Bernard Kouchner, french doctor et ancien gréviste en mai 68 (un sujet qu'il pourra évoquer avec son nouveau patron). Espérons qu'il n'aura pas oublié le slogan de l'époque :
    « Faites l'amour, pas… la guerre ».
  • Un transfuge pour le moins étonnant, Éric Besson, spécialiste des brûlots par livres interposés depuis que sa fille avait publié un ouvrage polémique. Il l'a imitée en démolissant successivement son Président puis sa candidate. Drôle de personnage !
  • Une ministre du logement dont on attend avec impatience les prises de position : Christine Boutin. Sans préjuger de ses actes futurs, il y a là un signe adressé aux plus conservateurs, même si ladite Christine a fait aussi la preuve de sa générosité à propos des prisons ou du revenu minimum garanti.
  • Il n'y aura donc pas de vice-premier ministre chargé de l'environnement, l'autre Nicolas (Hulot) appréciera. C'est Alain Juppé, ministre d'État et second dans l'ordre protocolaire qui s'y colle. À suivre !
  • Deux femmes parmi les plus actives durant la campagne de M. Sarkozy sont récompensées : Rachida Dati (à la Justice) et Valérie Précresse (enseignement supérieur et recherche).
  • Jean-Louis Borloo tire son épingle du jeu en récupérant le portefeuille des finances et de l'économie. Une importante promotion pour l'avocat valenciennois.
  • Dans la série des ralliements, Hervé Morin a commencé par trahir son mentor, François Bayrou, en ralliant le candidat Sarkozy entre les deux tours. Le voici ministre de la Défense.
  • Michèle Alliot-Marie reste dans un ministère « régalien », passant de l'Armée à la Police pour devenir ministre de l'intérieur.
  • Côté société civile (expression bancale s'il en est), Martin Hirsch hérite d'un titre inédit de Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. Il aura du boulot pour batailler contre les clichés colportés durant la campagne à propos des plus défavorisés ! En un sens, cet homme est admirable d'aller ainsi au charbon dans un Gouvernement de droite…
Pour la composition complète du Gouvernement, voir sur le site officiel du Premier ministre. Au total, donc, 15 ministres (sans compter le premier), 4 secrétaires d'État et 1 Haut Commissaire. 7 femmes – dont 3 "Christine" – représentent la parité promise. Appelées "jupettes" en 1995, espérons pour elles que le sobriquet "fillettes" (ou "fillonnettes") n'aura pas de raison d'être employé !

Saluons encore une fois l'initiative de diversité, sinon d'ouverture réelle, du Président, tout en soulignant les risques qu'un tel attelage présente : tirer à hue et à dia selon l'expression consacrée.

Quant au Premier des ministres, ce n'est pas une surprise : François Fillon risque d'être le Premier Ministre le plus falot de la Vè République. Son Président ne l'avait pas caché : il le voit plus comme un chef de cabinet que comme celui qui « détermine et conduit la politique de la Nation ». Encore une fois, nous verrons bien. Mais il ne serait pas étonnant qu'en comparaison, M. Raffarin n'apparaisse comme un foudre de guerre !

jeudi 17 mai 2007

Ascension : le mont Aiguille

Choisir le jour de l'Ascension pour relater l'ascension du mont Aiguille, voilà qui paraît approprié. À l'instigation de l'excellent Benoît, orthoptiste de son état, maître-toile et deuchiste entre autres compétences, une caravane composée dudit Benoît, de son frère Olivier, photographe, et de votre serviteur, s'est lancée à l'assaut de ce sommet historique s'il en est. Le tout sous la conduite de Pascal, guide de haute montagne, fin connaisseur de la région et de bien d'autres encore.

Une montagne au caractère affirmé
Chaque montagne a son caractère propre, subtil mélange d'esthétique, d'histoire, de topographie et de toutes les émotions qu'elle déclenche chez les candidats à son ascension. Le mont Aiguille, contrairement à un mont Blanc, n'attire pas les foules pour son altitude, modestement limitée à 2086 m. En revanche, il subjugue instantanément ceux qui l'aperçoivent : véritable château-fort, abrupt sur tous ses versants de calcaire, isolé, posé sur un socle incliné à 45°, il paraît inaccessible. Le sommet est un vaste plateau, prairie accueillante cernée de précipices. Outre sa beauté naturelle, le mont Aiguille est aussi le tout premier sommet dont l'ascension ait été historiquement actée, et symbolise de ce fait l'origine de l'alpinisme, il y a la bagatelle de 515 ans (1492, année de la découverte de l'Amérique).

Benoît rêvait depuis presque quarante années de gravir cet élégant sommet. Opiniâtre, il a mis à profit un anniversaire pour organiser l'expédition. C'est ainsi que, samedi 12 mai dernier, nous avons retrouvé à la Richardière notre guide Pascal, vers 7 heures du matin.
De gauche à droite : Benoît, Olivier et Pascal.
La voie d'ascension classique du mont Aiguille suit les lignes de faiblesse du versant Ouest, difficile à discerner de loin. Grosso modo, elle traverse en diagonale de gauche à droite pour passer derrière une aiguille décollée de la paroi, contourner un ressaut trop raide, revenir sur la gauche pour emprunter une profonde cheminée bien visible du bas. "Ça a de la gueule !" est l'expression qui vient immédiatement à l'esprit.


Sur une vire hospitalière, le sourire revient !
Si quelques câbles facilitent la progression, il n'en demeure pas moins que l'on fait appel à la technique de l'escalade, pas toujours aisée car d'une part on grimpe avec des chaussures de randonnées aux semelles standard, et d'autre part les prises sont parfois très patinées. C'est donc bien d'alpinisme dont il s'agit, ne serait-ce qu'en raison de l'exposition, de l'attention qu'il faut porter au rocher et des sinuosités de l'itinéraire. Quant à la descente, elle réserve quelques surprises !


Ci-dessus : Pascal et les manœuvres de corde, le travail du guide !
Mais c'est avant tout la qualité humaine d'une cordée qui confère à une ascension sa qualité. Et nous avons été servis. Pascal, guide de haute montagne, fait partie de ces hommes capables de donner corps aux rêves de ses clients, quels qu'ils soient. C'est ainsi que, s'il emmène une équipe à l'assaut d'un 7000 m dans l'Himalaya, il ne dédaigne pas de conduire trois personnes dans cette voie normale du mont Aiguille. Attentif, patient, sans forfanterie, il a assuré la qualité de notre "aventure". Dans notre société parfois déshumanisée, dans laquelle la quantité prime souvent sur la qualité, la performance sur l'art ou l'urgence sur le travail bien fait, nous avons eu la preuve que finalement, rien ne vaut plus que l'humain !


Et si c'était cela, l'Aiguille du mont Aiguille ?
Benoît, on l'aura deviné, vient d'avoir quarante ans. Féru d'histoire de l'alpinisme, il n'est pas étonnant qu'il ait choisi ce sommet ! Depuis de nombreuses années nous randonnons ensemble. Je suis ravi d'avoir ainsi fêté avec lui ce chiffre rond – sachant que je m'achemine vers un autre chiffre rond cette année… J'ai été très touché qu'il pense à moi au moment d'organiser l'expédition. Il est vrai que nous partageons l'amour de la montagne ainsi qu'un penchant affirmé en faveur des transports ferroviaires… mais c'est une autre histoire !

Olivier est le frère aîné dudit Benoît (*). Photographe de son état, professeur de physique de formation, il a eu la chance de gravir le mont Blanc à la fin des années 90. Placé en second de cordée, immédiatement après Pascal, il donnera libre cours à ses remarques parfois acerbes sur les difficultés de l'escalade, étant plus porté sur la neige et la glace que sur le roc. Il tentera même de nous convaincre que le mont Aiguille est beaucoup plus difficile que le mont Blanc, sans y parvenir toutefois !
Ci-dessus : grande ambiance dans la cheminée terminale.
Des liens…
Partager une ascension tisse des liens, que symbolise la corde, mais pas seulement. Quelle que soit la difficulté technique, l'important est qu'elle soit proportionnée au niveau de la cordée.


Le sommet, un accueillant plateau revêtu d'une prairie.
La voie normale du mont Aiguille offre toutes les caractéristiques d'une voie d'alpinisme, en particulier les subtilités d'itinéraires. Et pas seulement à la montée : la descente par la vire de l'Arche permet d'aller de surprises en surprises. Chaque détour évitant un éperon ou des surplombs révéle un nouveau couloir, une nouvelle vire, un cheminement inattendu. Ainsi, il est possible de traverser la moitié de la face de droite à gauche.

Et puis il y a les rappels !
De vrais et beaux rappels, le premier d'une trentaine de mètres pour s'échauffer, le second de presque 50 mètres tout de même (**).


Ci-dessus : dans les rappels, on ne sait plus où est le haut, où est le bas, où est le sol et où se trouve la paroi !
Grande ambiance, surtout dans les quelques mètres surplombants, qui ont donné à Olivier l'occasion d'inaugurer une jolie expression : "Je ne touche plus le sol !"

L'ascension : quelques notes

Ci-dessus : la face gravie, avec, à gauche, la voie de montée. À droite, les deux dernières flèches signalent les rappels, le second s'effectuant en réalité derrière une aiguille décollée.
Une longue journée, initiée à Lyon à 4 heures du matin (le Président sera content), la marche d'approche ayant commencé vers 7h20 pour nous conduire au pied de la paroi vers 9h. Les quelque 250 mètres d'escalade demanderont presque 2h30. À midi, nous étions rassemblés à côté du cairn sommital, à 2086 mètres d'altitude. Nous avons noté notre passage dans le livre d'or déposé par Bernard Angelin, sorte de vestale du mont Aiguille, qu'il a gravi plus de… mille fois en trente années ! La descente commença vers 13h, nous ramenant sur le pierrier à 15h. Il ne restait plus qu'à rejoindre la prairie de Serre en une petite heure de descente.

Ci-dessus : l'auteur de ces lignes, photographié par Benoît en pleine action (et réflexion) dans la voie normale du mont Aiguille, lorgnant d'un regard dubitatif les nuages de pluie qui tentaient de nous atteindre…
La météo matinale était menaçante : nuages gris sombre abondants que le soleil avait de la peine à percer, gouttes de pluie du côté des Terres froides, le suspense régna jusqu'au bout. Tandis que nous nous encordions, un rideau de pluie se précipitait en notre direction. Il prendra opportunément la tangente juste avant de nous atteindre, renvoyé par les vents insistants que le Mont doit canaliser par sa situation isolée. Au final, quelques nuages se contenteront de corser l'ambiance – ambiance face Nord ? – notamment dans la Cheminée terminale. Au retour, la chaleur nous surprendra même, au point que des demis bien frais seront indispensables pour étancher des gosiers asséchés par l'émotion des rappels…

Quelques liens
  • Mont-Aiguille.com, le site de Bernard Angelin, l'homme aux mille mont(s) Aiguille(s).
  • Montaiguille.free.fr, un site non officiel mais très documenté.
  • La fiche de l'ascension sur le site Camp to Camp, mise à jour par Benoît.
  • Le site du bureau des guides du Sud-Dauphiné, auquel vous pouvez vous adresser si l'ascension du mont Aiguille vous tente. Son nom est d'ailleurs une jolie trouvaille : Altalika.
  • Les brèves de comptoir de Luc, fasciné par le mont Aiguille, avec une vidéo bucolique.
  • La page consacrée à l'alpinisme sur mon site.
  • Et l'adresse du site Web sur lequel je travaille pour Sophie, céramiste (un peu de pub ne nuit pas, Ha, Ha !).

Une petite vidéo prise sur le vif, dans laquelle Pascal commente en direct l'escalade d'un passage rocheux. Cliquez sur l'image ci-contre pour la télécharger et la visionner.


(*) On m'excusera l'abus du terme 'dudit', venu d'une lecture trop fréquente des aventures de Bob Morane lorsque j'étais enfant. Henri Vernes, auteur émérite, affectionne ce genre de préfixage… si tant est que le mot préfixage soit adapté.
(**) Dans la pratique, il semble qu'une corde de 45 mètres soit suffisante pour toucher le sol de la cheminée encaissée dans laquelle on parvient. Si la corde est limitée à 40 mètres, il faut à mon avis le poser plus en amont de la cheminée précitée, ou bien être très très lourd et utiliser une corde très élastique… En conclusion, emporter une corde de deux fois 50 m paraît fortement recommandé, car les accidents en rappels (on ne voit pas le point d'arrivée lorsqu'on lance les cordes) sont redoutables.

dimanche 6 mai 2007

Je l'avais prévu !

Une affaire de spécialiste
Vexé d'avoir raté mon pronostic du premier tour, j'avais assuré mes arrières pour le second. Le seul moyen d'être sûr de moi consistait à faire appel à un spécialiste : Bob Morane. Non, ne riez pas ! Robert Morane existe, car je l'ai rencontré, pas plus tard que le 25 avril, lorsqu'il m'accorda une interview historique à propos de son appartement du quai Voltaire.
Tout en bas de cet article, j'indiquais que Bob Morane, capable de voyager dans le temps, avait fait un bref saut dans le continuum espace-temps, du 25 avril jusqu'au 6 mai et retour, me rapportant le résultat de cette élection, que j'avais consigné tout en bas de mon article du 25 avril.



Grâce au commandant Morane, j'avais donc été en mesure d'annoncer avec plus de 10 jours d'avance le résultat de ce second tour ! (cf. fac-similé ci-dessus) Avouez que cette prouesse mérite reconnaissance. D'ailleurs, allez voir à ce lien et vérifiez par vous-mêmes si vous ne me croyez pas…

Quel est le truc ?
Le truc est extrêmement simple : les messages des blogs restent modifiables après leur publication, sans que cette modification ne soit mentionnée. Il est donc possible de réécrire un journal virtuel a posteriori (alors que réimprimer par exemple le quotidien Le Monde du 25 avril serait une tâche beaucoup plus délicate).

La morale de cette histoire
Méfiez-vous de ce que vous lisez sur le Web, et gardez votre esprit vigilant et critique à l'égard des informations qui y circulent. Les lecteurs de l'encyclopédie Wikipédia l'ont appris à leurs dépens : tandis que le débat Sarkozy-Royal faisait rage, mercredi 2 mai au soir, et que les deux candidats s'affrontaient sur le thème du nucléaire (l'EPR), des militants de l'UMP modifiaient frénétiquement l'article correspondant de cette encyclopédie contributive et virtuelle afin que les internautes qui cherchaient à vérifier les dires du candidat y trouvent… sa vérité.



Cliquez sur l'image pour l'agrandir ou bien allez directement sur Wikipédia à ce lien. Le site PC inpact donne quelques précisions sur cette affaire…

Ensemble, tout devient possible : même voyager dans le temps !