jeudi 30 novembre 2006

Ségolène Royal(e) ?

Avez-vous remarqué que, très souvent, les journaux ne pouvaient s’empêcher d’écrire Ségolène Royale avec un E ? La coquille-lapsus est amusante et révélatrice. En un sens, n’est-ce pas féminiser les noms propres ?

Auteure ou autrice ?
A propos de féminisation des mots, le quotidien Le Monde s’est lancé dans une entreprise complexe : les voilà écrivant auteure et écrivaine. L’affaire est délicate. Et la demi-mesure un peu hypocrite : il est relativement facile d’orthographier auteure car phonétiquement il n’y a pas de différence. Dans ce cas, il faudrait dire une directeure. Or, un moteur… une motrice, un directeur… une directrice, un instituteur… une institutrice, un sénateur… une sénatrice. Donc : un auteur… une autrice. De grâce, ne compliquons pas la tâche des futurs écoliers en multipliant les exceptions !

Maire, mair et mairesse
La féminisation des mots ne rencontre pas l’assentiment de toutes les femmes. J’ai entendu à la télévision une femme-maire de sa ville refuser qu’on la désigne sous le vocable mairesse. Pourquoi ? Probablement parce que cela sonne mal, tout comme une doctoresse d’ailleurs. A l’inverse, ne devrait-on pas écrire monsieur le mair en masculinisant le mot, comme pour auteure ?

Neutralité bienveillante ?
Contrairement à l’Anglais, nous ne disposons pas du genre neutre (he, she, it). C’est bien dommage ! Car nous pourrions considérer qu’une fonction est neutre -– ministre par exemple –- tant il est vrai qu’être par exemple ministre des finances est une fonction par nature ni féminine ni masculine, tandis que la personne qui l’exerce est un homme ou une femme.
Certaines femmes estiment également que la féminisation à outrance est un ‘marquage’ abusif. Elles n’ont pas tort non plus : après tout, relever qu’une telle est auteure ou écrivaine consiste à la différencier d’entrée de jeu, en impliquant qu'elle est avant tout une femme et après seulement un écrivain ou un auteur. Est-ce juste ? Je n’en sais rien à dire vrai.

Alors aurons-nous une présidente de la République, royal(e) ou pas ? Et nommera-t-elle une Première Ministre ? L'avenir le dira !

PS (post-scriptum) : Google va pouvoir référencer ces quelques mots dans les recoins de ses disques durs.

dimanche 26 novembre 2006

Do you Love The Beatles ?

Un 'nouveau' CD des Beatles ?
C'est ce que laisse entendre la publicité accompagnant la sortie du CD 'Love', qui regroupe presque trente morceaux des Fab Four remixés par George Martin et son fils Giles. La polémique fait rage…

Pour ma part, je ne boude pas mon plaisir : entendre par exemple l'une (sinon la) meilleure chanson des Beatles, A Day In The Life, en excellente stéréo, avec un étagement soigneux des plans sonores et des instruments, sa montée chromatique orchestrale éclaircie, le jeu de batterie de Ringo Starr mis en valeur, la basse de McCartney audible, le réveil de Mal Evans qui sonne - que sais-je encore ! j'arrête là - est un plaisir que je serais bien mal inspiré de me refuser.

Quant aux 'mélanges' (les 'mix') de chansons, le procédé frise en effet… le procédé, justement. Mais force est de constater que le travail du duo Martin fait souvent mouche, ne serait-ce qu'en s'appuyant sur les parentés entre compositions. Que Being For The Benefit Of Mr Kite s'enchaîne avec le final de I Want You ne choque pas l'oreille, mais demeure anecdotique en définitive : pas de quoi fouetter un chat ! Que Harrison chante Within You Without You sur la rythmique de Tomorrow Never Knows est étonnament 'moderne' - post-moderne pourrait-on dire - et en dit long sur la richesse du travail des Beatles.

Mais l'essentiel est bien, sans aucun doute, de pouvoir écouter enfin les Beatles dans un son aux normes d'aujourd'hui - ce que l'Anthology avait déjà permis dès 1995 sur des maquettes et morceaux alternatifs.

mercredi 22 novembre 2006

Digital ou analogique

Nous vivons dans le digital, forcément, car digital et numérique sont intimement liés (confer le mot anglais Digit).
Parfois, l'analogique repose la vue et l'esprit, comme cette montre analogique fournie par un site Web (non dénué de visées financières bien sûr).
Voici ce que cela donne en version dynamique - qui donne l'heure.

lundi 20 novembre 2006

Paul McCartney : nouveau DVD

Paul McCartney a publié ces jours-ci un nouveau DVD retraçant sa tournée américaine de 2005.
Intitulé "The Space Within US", il se révèle de meilleure facture que le précédent. McCartney, entouré de deux guitaristes, d'un pianiste et d'un batteur, propose comme à son habitude une sélection alternant ses créations de Beatle et de soliste, avec un choix plus subtil que lors de ses tournées de 2001-2002.


À noter en particulier :

  • Une interprétation de Fixing A Hole seul au piano, un dépouillement bienvenu.
  • L'un des meilleurs titres de son dernier opus, "Chaos And Creation In The Backyard", la chanson Jenny Wren. McCartney interprète délicatement en s'accompagnant à la guitare cette mélodie construite sur le même mode que Blackbird. Son pianiste, Paul Wickens, intervient avec un accordéon MIDI (connecté sur un échantillonneur) pour reconstituer le solo de flûte arménienne de la version studio. On remarque une petite erreur de ce dernier qui déclenche un réflexe immédiat du chanteur, qui retient brièvement une note.
  • Deux titres énergiques et enlevés, montrant que, malgré ses 63 ans à l'époque, l'ex-Beatle sait encore être un rockeur : Helter Skelter et I've Got A Feeling, deux morceaux qu'il n'avait jamais interprétés sur scène (à ma connaissance du moins).
  • Quelques très anciennes chansons, dont le peu connu I'll Follow The Sun (très Beatles première manière) et sa reprise préférée du temps de Hambourg, Till There Was You.
  • Enfin, un morceau extrait d'un de ses premiers albums solo, "Ram" (1971) soigneusement reconstitué note pour note par ses comparses : Too Many People. Curieusement, il est présenté par son créateur comme un morceau des Wings - alors que le groupe n'était pas encore fondé lors de la sortie de "Ram" (mais c'est de l'histoire ancienne !)
Bonnes écoutes ! On regrettera seulement que la version en CD audio ne soit pas disponible, non plus que des MP3 en téléchargement légal, l'homonymie entre Apple Records et Apple Computers ayant, semble-t-il, fâché pour longtemps Sir Paul McCartney avec le digital.

Pour en savoir plus :
  • L'article de Wikipédia en français consacré à Paul McCartney - qu'il faudrait compléter et corriger à mon avis - on lui préférera celui de la version anglaise.
  • Le site officiel de Paul McCartney.
  • La répétition de Helter Skelter lors de l'enregistrement de sa version originale en 1968.

Ouverture du blog


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